13.01.2010

Impressions de Nicolas Dupont-Aignan sur la cérémonie relative aux obsèques de Philippe Séguin

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Ce n’est qu’un au revoir…

Par Nicolas Dupont-Aignan le mardi 12 janvier 2010,


Je reviens des obsèques de Philippe Séguin avec un goût amer. Certes la cérémonie fut belle et solennelle. Mais le peuple qu’il affectionnait tant était absent, les barrières de sécurité bloquant l’accès des anonymes, des sans-grade.
Il y avait dans la nef de l’église Saint-Louis des Invalides toute la classe politique française (ou presque…) comme si, soudain, celle-ci voulait exprimer un remord.
Au-delà bien sûr de la perte d’un être exceptionnel, comment s’empêcher de penser à la mise entre parenthèses - par ces mêmes dirigeants pressés d’honorer l’homme - de ses idées, de cette « certaine idée de la France » si chère au Général de Gaulle et pour laquelle il s’était tant battu. Heureusement les idées renaissent surtout quand elles sont en profonde adéquation avec la personnalité d’un peuple.
En filigrane, les commentateurs n’ont cessé d’insinuer que le « séguinisme » était parti avec son initiateur : vision « ancienne » pour les uns, édulcorée au fil du temps au point d’en devenir illisible pour les autres, à n’en pas douter il s’agirait davantage d’une posture liée à un caractère fort (parfois même un peu trop, nous dit-on) que de convictions pertinentes et solides dans la vie politique nationale.
Mais tout cela ne montre-t-il pas la gêne et la peur des adversaires politiques de Philippe Séguin de voir resurgir, après sa mort, son idéal de la France ? Un idéal resservi, faut-il le rappeler, à chaque élection par ceux-là mêmes qui s’empressent ensuite de lui tourner le dos. Mais un idéal de liberté et de justice qui, en réalité, l’a bel et bien emporté en mai 2005 avant d’être mis sous le boisseau par l’UMPS.
En voulant enterrer ses idées en même temps que l’homme, c’est un adieu définitif au séguinisme que les politiciens ont voulu dire, oubliant que l’intéressé lui-même n’excluait pas de revenir dans l’arène à l’issue de ce qui n’aurait été qu’une traversée du désert.
Convaincus de la justesse et de la modernité intactes de son idéal, nous dirons simplement au revoir à ce qu’a représenté Philippe Séguin, jusqu’à ce que la roue de l’histoire, avec notre concours, en fasse ressurgir la nécessité et en consacre la victoire.
Il nous revient maintenant de poursuivre le combat. Je suis conscient d’être désormais en première ligne pour porter cette certaine idée de la France. Quand j’aurai besoin de courage, je penserai à Philippe Séguin.
Le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre n’est-il pas de poursuivre ce qu’il a tenté avec tant de talent ? L’avenir dira si nous en sommes capables.
A nous de nous battre sans compromis et sans relâche pour être à la hauteur de cette responsabilité.

11.01.2010

BONNE ANNEE 2010!

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Chers Lecteurs,

Me faisant parfois rares ces derniers temps, je profite du fait d'avoir été touchée par la disparition de Philippe Séguin -qui m'a amenée à intervenir sur le blog- pour vous souhaiter à tous une très bonne et excellente année 2010 pour vous et vos proches!

 

Que cette année puisse tout simplement vous apporter tout ce que vous pouvez espérer : chance, prospérité, santé, bonheur et pourquoi pas plus d'argent ;-)!

BONNE ANNE 2010, en espérant vous retrouver si nombreux si ce n'est encore plus pour cette nouvelle année!

Anastasia Komnidis.

Philippe Séguin s'en est allé, les gaullistes désormais orphelins politiquement...

Philippe Séguin ou le départ soudain du dernier des gaullistes :

 

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Lorsque j’ai commencé à m’intéresser vivement et activement à la politique en 1994, j’étais au départ un peu perdue dans l’échiquier politique car à mes yeux, hormis M. Jacques Chirac, je ne voyais réellement pas de personnalité politique à la fois charismatique et pouvant incarner cette « certaine idée de la France » que je pouvais me représenter.

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Puis, en 1997, je fis la connaissance d’un groupe de jeunes militants « séguinistes », rue de Lille, aux locaux du R.P.R. de l’époque, et très vite, je fus saisie dès la première rencontre, lors d'un cocktail en petit comité, par Philippe Séguin.

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Cet homme était à la fois impressionnant, bourru, imposant, et d’une intelligence exceptionnelle, et un vrai gaulliste. Un gaulliste pur et dur car il incarnait à la perfection cette image d’un homme habité par l’intérêt qu’il éprouvait pour la France : il était à la fois pour l’ordre et le progrès.

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Philippe Séguin était de ces rares hommes politiques à vouloir avant tout et pour tout défendre les valeurs de l’Etat en se moquant totalement de la démagogie et de la communication !

         La communication, selon beaucoup d’analystes politiques, n’était pas son fort. Non! Ce n'est pas que ce n’était pas son fort, mais cet homme vrai, sincère (comme on en fait rarement et qui allait vers les autres spontanément) ne s’amusait pas à chercher à « flirter » avec les caméras et les médias comme savent très bien le faire MM. Chirac et Sarkozy. Non pas qu’apprivoiser les médias soit une tare, loin de là, mais, Philippe Séguin apprivoisait, lui, LE PUBLIC !

         Rappelons nous ses discours contre le Traité de Maastricht en 1992 ou ses discours lors de la campagne « La France pour Tous ! » de Jacques Chirac en 1995 ! Lui, qui a mené incontestablement M. Chirac au succès en 1995, tellement ses discours étaient « habités », imprégnés de sincérité et de véritables valeurs sociales, lui qui était si proche du militant de base et de ses concitoyens, n’aurait-il pas mérité meilleure place en 1995, suite à la victoire du fondateur du R.P.R.  à l’élection présidentielle ?

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         Quand on a eu la chance et le privilège d’avoir approché la « bête » - car colérique et caractériel, il ne l’était pas qu’un peu! - de très près, on ne pouvait ensuite que suivre ce tribun avec la plus grande euphorie qui soit… Nous enchaînions à l’époque meeting sur meeting à travers toute la France. Nous le suivions simplement partout parce qu’il nous galvanisait, il nous, me motivait…

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En 2001, après, l’échec des élections municipales, celui-ci s’est mis en marge de la politique et j’avais alors, moi-même décidé d’en faire autant car celle-ci ne m’intéressait plus vraiment... Tous « blancs-bonnets » et « bonnets-blancs »… Moi qui, comme d'autres partageant les mêmes idées, espérais ces derniers temps, un retour de Philippe Séguin sur le devant de la scène politique, et voila que brusquement, au "jeune" âge de 66 ans, il s’est éteint d’une crise cardiaque, alors qu'il était Président de la Cour des comptes.

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Son enterrement aura lieu aujourd’hui à 15h à l'Eglise Saint-Louis des Invalides, dans le 7ème arrondissement, en présence du Président de la République, Nicolas Sarkozy.

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Triste journée pour les gaullistes…

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Par Anastasia KOMNIDIS.

 

Je vous invite aussi à lire ces hommages rendus par des blogueurs gaullistes :

- Philippe Séguin, chevalier de la République par Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010...

– Philippe Séguin s’en est allé par David Desgouilles

http://carnet.causeur.fr/antidote/philippe-seguin-sen-est...

– Pensées qui se baladent autour de Philippe Séguin par Falcon Hill

http://falconhill.blogspot.com/2010/01/pensees-qui-se-bal...

- Philippe Séguin, un héritage à perpétuer par Reversus

http://reversus.fr/2010/01/10/philippe-seguin-un-heritage...

 

-mais aussi, sur le parcours de Philippe Séguin :

 

http://www.denistouret.net/constit/Seguin.html