04.07.2008
Ingrid Bétancourt LIBRE!!
Ingrid Betancourt en route pour la France avec sa famille
Ingrid Bétancourt a été libérée Mercredi soir vers 23h heure locale française. D'emblée, dès son arrivée avec les 14 autres otages à l'aéroport de Bogota, Ingrid prononce un discours de presque une heure. Celle ci apparaît déterminée, énergique et charismatique. Un discours de remerciements et très positif qui ne laisse aucune place à l'apitoiement ni aux larmes (si ce n'est de joie de la voir vue, enfin, LIBRE!). Aujourd'hui Vendredi, elle est en route pour la France, afin d'y retrouver ses proches mais aussi pour saluer tout ceux qui l'ont soutenu ou qui ont fait en sorte qu'elle ne soit pas oubliée.
Bravo Ingrid pour ton courage, bravo à toi de dire que tu sors de ces tristes années (6 ans et demi!) "paradoxalement grandie"! Plus charismatique que jamais, Ingrid Bétancourt apparait comme une véritable femme politique et dotée d'une incommensurable force de caractère.
L'ex-otage Franco-Colombienne Ingrid Betancourt qui a retrouvé jeudi matin avec émotion ses enfants à Bogota est repartie avec sa famille dans la soirée pour Paris, deux jours après sa libération par un comando de l'armée colombienne. L'ex-otage qui arrivera à Paris vendredi après-midi sera accueillie par le président français Nicolas Sarkozy. Elle devrait rencontrer le pape Benoît XVI la semaine prochaine au Vatican. A leur arrivée, ses enfants, Mélanie et Lorenzo, ont serré longtemps leur mère dans leurs bras, la couvrant de baisers. Ingrid Betancourt, qui était montée dans l'avion avec son mari Juan Carlos Lecompte, a lancé à la presse que les retrouvailles avaient été "une orgie de baisers". Dans l'avion, quelques minutes avant l'atterrissage, Mélanie a laissé éclater son émotion et a fondu en larmes. Lorenzo a murmuré: "Cela fait six ans et demi que j'attends ce moment et je vais lui dire que je l'aime", a rapporté une journaliste de l'AFP, qui se trouvait à bord de l'Airbus de la République française venu de Paris. "J'ai hâte d'être en France, j'ai hâte d'être chez moi", a confié peu après Mme Betancourt, libérée après plus de six ans de captivité aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). "Je voudrais embrasser le président (Jacques) Chirac et mon ami de toujours, (l'ancien Premier ministre) Dominique de Villepin, qui s'est battu pour les otages, pour nous tous", a-t-elle poursuivi. L'ex-otage été libérée par l'armée colombienne avec 14 autres otages, trois Américains et onze militaires et policiers colombiens, lors d'une opération héliportée soigneusement planifiée. Cette opération a été entièrement colombienne, a affirmé jeudi le ministre de la Défense Juan Manuel Santos, interrogé sur un rôle éventuel des Etats-Unis dans cette libération. Mercredi soir, l'ex-otage, âgée de 46 ans, avait retrouvé sur l'aéroport de Bogota sa mère, Yolanda Pulecio, et son époux, Juan-Carlos Lecompte. Souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheveux noués sur la nuque, elle était descendue la première de l'avion qui l'avait amenée à Bogota, avant de se jeter dans les bras de ses proches. Mme Betancourt a invité les présidents vénézuélien Hugo Chavez et équatorien Rafael Correa à renouer avec leur homologue colombien Alvaro Uribe. De son côté, M. Chavez a affirmé avoir félicité par téléphone le président colombien pour la libération des otages, appelant une nouvelle fois les Farc à renoncer à la violence et à libérer leurs otages. Ancienne sénatrice et candidate écologiste à l'élection présidentielle en Colombie, Ingrid Betancourt avait été enlevée par les Farc le 23 février 2002. Le chef de la diplomatie française, M. Bernard Kouchner a assuré jeudi soir lors d'une conférence de presse que la France continuerait ses efforts en faveur des otages.09:07 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ingrid bétancourt, otages, farc, libérée
19.06.2008
L'Europe telle que je la vois...
LE 19 JUIN 2008 :
Bonjour,
contente que les irlandais aient voté "NON" au référendum sur la poursuite du processus de construction européenne. Ils ont eu, eux, le privilège de voter par référendum, pour ce qui concerne cette question ce qui n'est pas le cas de tous les Etats. Toutefois, je suis étonnée de m'apercevoir que le processus de ratification du Traité de Lisbonne se poursuit comme si de rien n'était.
Aussi, comme je me suis déjà prononcée sur cette question et que vous connaissez mes positions je me permets de rééditer une note que j'avais déjà publié à ce sujet, mais je profite de l'actualité politique pour remettre ce thème en avant sur ce blog. Ainsi, pour ceux qui ne l'auront pas encore lue, il n'auront nul besoin d'aller chercher dans les archives du blog pour connaître ma position très claire sur la question.
Voir ma note ci dessous, bonne lecture!
L’EUROPE SELON MOI :
Je suis, comme vous le savez, d’origine européenne (puisque j’ai des origines grecques) et suis « pour » l’Europe bien évidemment, mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix ! Aussi, je désapprouve le Traité de Lisbonne et je vais vous expliquer pourquoi en quelques lignes.
Le 4 février dernier fut voté en Congrès, à Versailles, le fameux Traité dit de « Lisbonne ». Ce traité pâle et sombre copie du « Projet à la Constitution européenne » proposé par référendum aux français en 2005, est finalement passé de « force » en ce 4 février 2008 par la voie parlementaire finalement. Je rappelle au passage que 55 % des français avaient refusé ce texte en bloc le 29 mai 2005 !!
Ce que l’on reprochait essentiellement au texte présenté en 2005, et par voie de conséquence à sa copie le traité de Lisbonne tenait essentiellement du domaine juridique.
Le principal argument est que juridiquement ce texte ne devait être qu’un texte interétatique et ne pas prétendre à autre chose, puisqu’il n’y a pas eu d’Assemblée constituante, pour qu’il puisse être présenté comme une Constitution, et il existe encore moins un peuple européen avec une nationalité européenne.
Selon l’article 1-6 du projet présenté en 2005, la Constitution « européenne » prime sur celle des Etats membres. Donc, ne resterait validé que la partie de la Constitution française qui ne serait pas en contradiction avec le Traité.
Par ailleurs, ce Traité de Lisbonne entend réduire au maximum le champ de la démocratie et des pouvoirs publics étatiques. Ce texte scelle, en effet, une orientation politique axée sur l’ultralibéralisme économique qui prime sur l’organisation des pouvoirs publics, chère aux Pères fondateurs de nos institutions.
Ce Traité est ensuite, encore plus inébranlable qu’une Constitution étatique car seuls les 27 Chefs d’Etat des pays faisant partie de l’Union européenne se prononcent le concernant, il n’y a par conséquent pas d’action du peuple souverain !
Aussi, les institutions européennes, telles qu’elles sont exposées dans ce texte, ne répondent pas aux critères de la démocratie ! Une démocratie c’est : un Parlement, un pouvoir exécutif et un système judiciaire indépendant. Or, en l’espèce, il n’en n’est rien, dans le contenu de ce Traité, tous les pouvoirs sont confondus et tous détenus par la Commission européenne, qui devient alors une sorte de « mini Gouvernement fédéral ».
Enfin, et ce serait, pour ma part, le point le plus important : le principe de subsidiarité, selon lequel l’Union européenne n’intervient que si un Etat membre est défaillant, est totalement bafoué. Ce la va même plus loin puisqu’il se produite l’effet inverse : les Etats membres n’exercent leur compétences que dans la mesure où l’union n’a pas exercé la sienne ou a décidé de ne pas l’exercer.
Les méfaits de l’actuel Traité de Lisbonne sont donc d’autant plus nombreux, puisqu’aux problèmes soulevés jadis, en 2005, refusés par la majorité des français et demeurés irrésolus, viennent s’ajouter d’autres brèches directement issues du Traités dit de « Lisbonne ».
Les français ont rejeté en bloc ce Projet en 2005 car ils craignaient pour la France mais aussi, et surtout (!) pour l’Europe. Ils craignaient notamment les délocalisations trop nombreuses en Chine, ils craignaient la directive de Bolkestein (qui venait préciser qu’un travailleur européen, originaire d’un autre pays pouvait par exemple venir travailler en France avec le même salaire –ou du moins à peine supérieur au salaire proposé par son pays d’origine, ce qui serait source grave de chômage-)…
On pourrait se poser alors une question : Pourquoi « Airbus » qui vend plus de 400 avions de ligne par an et ajoute chaque année des centaines d’appareils à ses commandes, délocalise actuellement sa propre production et celle de ses sous traitances?
Concernant la diplomatie, il est également prévu qu’un service diplomatique européen vienne supplanter la diplomatie française.
Bref, ce projet de « Constitution bis » n’est qu’une supercherie et pire ( !) un danger pour la France, certes, mais aussi pour l’Europe !! D’après ce texte, serait mise en œuvre une Charte des Droits fondamentaux qui viendrait encourager les communautarismes et les minorités nationales, qu’en est il alors des principes énoncés par la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 alors ? Cette Charte, favorisant les communautarismes, ne peut être compatible avec la Déclaration des droits prônant l’égalité et l’universalité des citoyens !
Par ces communautarismes, la politique migratoire risque par ailleurs, d’être « communautarisée » aussi. J’entends par là, que la France risque d’accueillir des populations immigrées dont elle n’a pas besoin pour l’heure et se voir obligée d’en refuser d’autres qui pourraient être utiles à la France et surtout, rendre service, et pourquoi pas porter secours même, à des populations plus en difficultés et qui ont véritablement besoin de la main tendue de la France. Ce seront désormais les relations commerciales qui dicteront tout rapport entre les Etats. Dans ce cas, on ne peut que soutenir la taxe Tobin (chère au groupe alter mondialiste ATTAC, qui défendent des causes dont je me sens proches), taxe consistant à taxer les immenses flux financiers et commerciaux à travers de monde d’un pourcentage tout à fait infime (0, 5 %, je crois), et les sommes récoltées de ces taxes pourront contribuer à faire en sorte de venir en aide aux personnes les plus démunies dans leur pays, sans pour autant les déraciner et leur faire vivre l’enfer à l’étranger (passeurs, clandestinité, logements insalubres et j’en passe !).
En imposant au peuple français contre sa volonté explicite, un Traité qui ne fait qu’aggraver ces dérives, les dirigeants européens viennent mettre à mal l’Europe, une Europe telle que je l’entends c'est-à-dire « une Europe unie des Etats » et non pas une « Europe des Etats-Unis », bref, je suis contre toute forme de fédéralisme et pour une Europe des nations !
Ce traité de Lisbonne est un texte légal, certes, mais il est totalement illégitime, on pourrait presque le rapprocher du coup d’Etat « Bonapartien » de 1851 par rapport à la Constitution de 1848.
J’ajouterais ici qu’au moment où, au cours de ces derniers mois, il a été question des travaux du Comité Balladur concernant d’éventuelles réformes constitutionnelles, et que ce Comité a remis un rapport au Président de la République s’intitulant « Une V eme république plus démocratique », je trouve malvenu que l’on s’efforce par ailleurs, de bafouer tout caractère démocratique du fonctionnement actuel de nos institutions. Face à ces pratiques de République quasi bananière, l’intitulé de ce rapport fait office de provocation ou de grande farce.
Pour finir, je dirais deux mots sur le cas de la Turquie, où il y a eu « arnaque » là aussi, de la part de l’actuel Président : la Turquie est un Etat qui ne respecte absolument pas les droits de l’Homme, et encore moins l’égalité homme femme qui semble n’être qu’une pensée utopique, et se refuse de reconnaître le génocide arménien. Sa place est elle parmi nous dans l’Union européenne tant que ces problèmes ne seront pas résolus ?
Il ne faut donc pas se résigner, mais au contraire, les citoyens français doivent continuer à imposer leur Europe, continuer à y réfléchir car la prochaine véritable échéance aura lieu lors des élections européennes au printemps 2009 !! Les choses sont loin d’être terminé, elles ne font, au contraire que commencer avec ces élections à venir en 2009, qui constitueront la 1ere véritable étape démocratique pour le peuple français, puisqu’il pourra véritablement et DIRECTEMENT s’exprimer et cette fois ci, sa voix ne passera pas (on l’espère du moins !!) à la trappe.
Par Anastasia Komnidis.
20:06 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traité de lisbonne, vote irlandais, référendum, europe, non
Free Ingrid Bétancourt
LE 19 JUIN 2008
Subject: La France aurait renoué le contact avec les FARC...
La France serait parvenue à renouer le contact, interrompu depuis la mort de Raul Reyes, avec les FARC... C'est ce qu'affirme une "source proche de l'Elysée".
Nous vous en disons plus ici : http://agirpouringrid.com/La-France-aurait-renoue-le-contact,849.html
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt et aux otages de Colombie
http://www.agirpouringrid.com
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LE 18 JUIN 2008 :
Subject: En Colombie, on muselle bien les anciens otages...
...ou quand l'ex-otage John Pinchao est privé de sa liberté d'expression.
Bonjour à toutes et à tous,
Le Comité de soutien tenait à vous faire part d'une information importante : alors que paraît son livre en France, l'ex-otage John Pinchao se voit privé de sa liberté d'expression en ne pouvant pas parler aux médias, français notamment.
Cette attitude est consécutive à un ordre donné par sa hiérarchie.
Le Comité de soutien dénonce cette censure glaciale qui empêche la pleine diffusion d'un témoignage essentiel dans le cadre de la sensibilisation au fléau de la prise d'otage en Colombie.
Pour en savoir plus, lisez cet article : http://agirpouringrid.com/L-ancien-otage-John-Pinchao-ami...
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt et aux otages de Colombie
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19:46 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ingrid bétancourt, oatges, farc, colombie
06.06.2008
FREE INGRID BETANCOURT
LE 06 JUIN 2008 :
N'oublions pas!! Le divertissement (match France-Colombie) ne doit pas nous faire oublier l'essentiel, le plus urgent, le plus grave!!!
Clamons tous les jours la libération imminente d'Ingrid Bétancourt!
Ingrid Betancourt (presque) oubliée lors du match France-Colombie
Voici les dernières infos sur Ingrid et les otages. Comme vous le verrez, il n'est pas toujours facile de leur exprimer notre soutien (lors du match France-Colombie, ni Ingrid ni les otages n'étaient les bienvenus...).
--> Alvaro Uribe propose de l'argent et l'exil contre les otages : http://agirpouringrid.com/Alvaro-Ur ibe-propose-l-exil-et-100.html
--> La France réagit à la proposition d'Alvaro Uribe : http://agirpouringrid.com/La-France -donne-son-point-de-vue.html
--> Récit : Ingrid et les otages n'étaient pas bienvenus au match France-Colombie : http://agirpouringrid.com/Ingrid-et -les-otages-n-etaient-pas.html
--> Le reportage-photo des tentatives d'action au Stade de France : http://agirpouringrid.com/France-Co lombie-Les-photos-des.html
--> Qui est Alfonso Cano, le nouveau chef des FARC : http://agirpouringrid.com/Qui-est-A lfonso-Cano-le-nouveau.html
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt et aux otages de Colombie
http://www.agirpouringrid.com
--> Qui est Alfonso Cano, le nouveau chef des FARC : http://agirpouringrid.com/Qui-est-A lfonso-Cano-le-nouveau.html
Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt et aux otages de Colombie
http://www.agirpouringrid.com
A l’occasion du match amical de football France-Colombie, le Comité de soutien avait annoncé sa volonté de saisir la balle au bond en associant symboliquement le cas d’Ingrid Betancourt et des otages de Colombie à cet évènement sportif.Cette décision nous semblait pertinente tant nous souhaitions inviter à la fraternité, dans le cadre d’un moment naturellement fraternel. A aucun moment, nous n’avions envisagé de perturber un match que nous respectons ; à aucun moment, nous n’avions prévu de gêner des sportifs que nous admirons et soutenons.
En dépit de cela, il semble que ni Ingrid ni les otages de Colombie n’étaient les bienvenus en marge du match. A notre arrivée au Stade de France, un sympathisant portant une pancarte avec des portraits d’Ingrid et de plusieurs otages ainsi que le slogan « L’indifférence pèse plus que les chaînes » s’est vu soustraire son outil de solidarité par les forces de l’ordre. Pour leur part, deux membres du Comité de soutien se sont vues empêcher l’accès à l’enceinte tant qu’elles n’enlevaient pas leurs t-shirts arborant le portait d’Ingrid et le slogan « No más secuestros » (Plus jamais de prise d’otages).
Par la suite, nous sommes parvenus à rentrer dans le stade en possession de t-shirts où était dessinée sur chacun une lettre différente pour former ensemble le mot « Libertad » : à cette fin, il nous a fallu les dissimuler à l’entrée. Nous avons pu les brandir avant le match et des photos ont alors été prises. Lors de la mi-temps, nous avons voulu récidiver cet acte de soutien à des personnes privées de liberté, parfois depuis plus de 10 ans. Cela ne fut pas du goût de la sécurité qui nous confisqua les t-shirts, sans la moindre explication.
Nous tenons également à remercier les supporters qui ont réussi à faire flotter les banderoles « Ingrid, Courage » et « Merci Domenech, Victoire pour Ingrid ».
Le Comité de soutien tient à faire part de son plus grand étonnement face à cette série d’évènements qui nous laissent aussi amers que confus. Alors que la cause d’Ingrid Betancourt et des otages de Colombie a été érigée en « cause nationale » en haut lieu, nous pouvons pas comprendre que l’on nous interdise de réclamer leur libération, sans la moindre agressivité ni la moindre politisation du thème. Nous trouvons incroyable que les valeurs de courage et d’abnégation, si chères au sport, aient été laissées de côte pour mieux rendre absents Ingrid et les otages de ce match.
Une belle occasion a été manquée et comme en football, cela ne pardonne pas.
01:40 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ingrid bétancourt, libération, soutien
24.04.2008
Le point sur la réforme constitutionnelle du Comité Balladur :
LE 24 AVRIL 2008
La réforme des institutions en Conseil des ministres
Le Conseil des ministres examine mercredi le projet de révision constitutionnelle, projet phare de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, avec, à la clef, l'accroissement des pouvoirs du Parlement et la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant les deux Assemblées. M. Sarkozy avait confié fin 2007 à une commission présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur le soin de réfléchir à la réforme des institutions. Plusieurs personnalités de gauche, dont l'ancien ministre Jack Lang, ont fait partie de cette commission dont nombre de propositions ont été retenues par le duo exécutif. François Fillon, chef du gouvernement, avait fait une communication sur ce sujet lors du Conseil des ministres du 19 mars. Principales dispositions avancées: le président pourra désormais venir s'exprimer devant le Parlement et son allocution pourra donner lieu, hors sa présence, à un débat non suivi d'un vote. Les mandats présidentiels sont limités à deux. Autre mesure clé: le renforcement du rôle du Parlement, avec, pour chaque Assemblée, la possibilité de maîtriser la moitié de son ordre du jour. Les parlementaires donneront également leur avis sur les nominations aux institutions les plus importantes ou des dirigeants d'entreprises publiques. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ne sera plus présidé par le président de la République mais par le premier président de la Cour de cassation, ou par le procureur général auprès de la Cour de Cassation. Les députés commenceront à débattre du projet le 20 mai, puis ce sera au tour des sénateurs en juin. Il ne pourra être définitivement adopté qu'après acceptation par les 3/5è du Congrès, qui se réunira en juillet, probablement le lundi 7. D'où l'incertitude qui pèse sur ce projet de loi. Le Parti socialiste notamment a réaffirmé jeudi que la réforme des institutions ne devait pas "se limiter à une réforme du travail parlementaire" et a exigé "un paquet global" incluant une réforme des modes de scrutin pour les élections sénatoriales et législatives (introduction d'une dose de proportionnelle). Nombre de socialistes refusent également que le président aille devant le Parlement. "L'abstention des socialistes nous suffirait" mais si "la réforme renforce le Parlement, le Parlement peut aussi renforcer la réforme" en émettant un vote positif, a affirmé mardi à l'AFP Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement. L'hostilité du PS à une intervention du président devant le Parlement a paru toutefois se fissurer ces derniers jours. L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a ainsi suggéré un compromis, selon lequel le chef de l'Etat pourrait parler aux Assemblées réunies en Congrès à Versailles. Une procédure complexe qui aurait sans doute pour effet de limiter le nombre de ces prises de parole. Le chef de file des socialistes au Sénat, Jean-Pierre Bel, a lui aussi indiqué qu'il pourrait accepter la réforme dans son ensemble, mais à condition que le collège électoral des sénateurs soit modifié. La réforme des modes de scrutin préoccupe aussi l'allié centriste de l'UMP, le Nouveau Centre. Son président Hervé Morin entend présenter un "amendement constitutionnel" pour obtenir l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, et ce même si les modes de scrutin ne relèvent pas de la constitution.
00:34 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : comité balladur, politique, institutions, doit constitutionnel
19.04.2008
Hommage à Aimé Césaire
LE 19 AVRIL 2008
Aimé Césaire, la figure la plus emblématique de la Martinique, est décédé le 17 avril 2008, à l’âge de 94 ans. L'écrivain et homme politique, fondateur du concept de «Négritude» était hospitalisé depuis le 9 avril.
Il naît le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique), où il passe une partie de son enfance. Elève brillant, Césaire poursuit ses études en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris, 5e) où, il fait la connaissance de son grand ami Léopold Sédar Senghor. Loin du doudouisme de mise dans le milieu artistique des années 30, avec d’autres étudiants afro-antillais, dont le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, il fonde le journal «L'étudiant noir», où est abordé pour la première fois le concept de «Négritude».
Entre littérature et politique
«La négritude», notion forgée en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.
Il sort de l’Ecole Normale Supérieure en 1938 et revient s’installer en Martinique, où il commence à enseigner. Son «Cahier d’un retour au pays natal», œuvre poétique sous forme de vers libres, est publié en 1947. André Breton lui rendra hommage dans son texte «Martinique charmeuse de serpents».
Parallèlement à la littérature, il s’illustre sur un terrain plus politique. Elu maire de Fort-de-France en 1945, il conservera son mandat jusqu’en 2001. Un engagement politique qui s’étend à toutes les fonctions, puisqu’il sera aussi successivement président du conseil régional de la Martinique, conseiller général de Fort-de-France et député de la Martinique. Il lutte aussi en s’engageant pour l'égalité des droits des ex-colonisés, pour le créole dans les médias publics locaux.
Influence les intellectuels des Caraïbes
Poète reconnu, il est joué en Avignon en 1989, à la Comédie française en 1991, ses textes les plus célèbres «Cahier d'un retour au pays natal» et «Discours sur le colonialisme» sont inscrits pour la première fois au programme du baccalauréat de français en 1998. Lors de la première commémoration officielle de l’abolition de l’esclavage le 10 mai 2006, des extraits du «Cahier d'un retour au pays natal» sont lus dans les Jardins du Sénat.
Figure tutélaire des Antilles françaises, Aimé Césaire aura influencé nombre d’intellectuels caraïbéens. Comme le déclare son ami l’écrivain haïtien René Deprestre ,«son oeuvre aura été le journal de bord de plusieurs générations d'Antillais et d'Africains».
02:55 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, aimé césaire
14.04.2008
Banderole de la honte : évènements en cours...
Ont-ils été plus bêtes que les auteurs du scandale? Médias, responsables sportifs, membres du gouvernement et élus de la République se sont pris les pieds dans la banderole. Retour sur une semaine d'hystérie.
Décidément, ce début de printemps se prête aux grands élans émotionnels, de l’affaire Ouaddou à celle de la banderole en passant par la mort de Thierry Gilardi. Ce n’est pas l’effet papillon, mais on peut se demander comment on passe d’une banderole entraperçue au cours d'une retransmission de match à une "affaire d’État". Commençons par reconstituer une médiatisation qui en dit aussi long que les faits.
Crescendo
Dimanche, les médias hésitent encore sur la teneur à donner à cet événement qui n’en est pas encore un. On ne parle encore que de "banderole insultante" (JDD), "banderole honteuse" (L'Équipe) et de "banderole anti-ch'tis" (l'AFP et tous ceux qui reprennent sa dépêche). L'Équipe fait six lignes sur l'incident. Le "scandale" affiché en une et qui suscite l'édito "Trop, c'est trop" concerne... l'arbitrage de Bordeaux-Nancy. Aucune réaction d'après match n’évoque la banderole.
Lundi, sous l'impulsion de la conférence de presse donnée la veille par Gervais Martel et Guy Delcourt pour annoncer le dépôt d'une plainte, mais aussi des excuses d'Alain Cayzac lors de France 2 Foot et du passage de Bernard Laporte au JT de France 2, la montée en régime est sensible dans les titres de la presse. "Scandale" (L’Equipe), "Intolérable" (Métro). L'Équipe barre d'un énorme "Dehors!" toute la largeur de sa une et intitule "Carrément répugnant" un article sur quatre colonnes. Surtout, le tube de la semaine s'impose déjà: "La banderole de la honte" (L'Humanité, Le Monde, Presse Océan, Sud-Ouest, Nice-Matin, France Football, etc.). Les éditorialistes de la France entière se mettent à l'ordre du jour.
Humiliation
Le traitement de l'affaire se radicalise. Car la "colère" des victimes prend la relève de "l'indignation". Frédéric Thiriez a donné le ton et fait admirer son vibrato: "Nous sommes tous des Ch'tis". La banderole n'est plus seulement insultante pour les "rivaux lensois" des supporters parisiens (L'Équipe, dimanche), mais pour "toute une région sur laquelle on a craché" (Gervais Martel, lundi). Le registre de l'humiliation s'impose. Il faut surtout justifier – tout en l’entretenant – l’emballement en cours. Manifestement, il faut convaincre les Nordistes qu'ils ont été outragés. Martine Aubry fustige "une banderole haineuse et violente" qui "humilie tous les habitants du Nord-Pas-de-Calais". On invente des concepts en accouplant des notions. Dans la bouche de Guy Delcourt, cela donne "racisme régional", comme s’il fallait à tout prix accorder à la banderole un label d’ignominie indépassable.
"Face à la peine des Ch'tis, le PSG avoue sa 'honte'" (Le Parisien). "On a insulté un peuple, on a insulté une région", renchérit Jean-Pierre Papin. Gervais Martel en a "gros sur le cœur" et parle de "viol". Guy Delcourt, maire de Lens, se dit "humilié". Il demande qu'une minute de silence soit observée à l'Assemblée nationale "à la mémoire des mineurs qui sont morts pour la France et de ceux qui sont encore en train de mourir". "Derrière le Racing Club de Lens, c'est le contrat social qui était visé; derrière les Sang et Or, c'était le bleu-blanc-rouge", clame Christophe Barbier dans L'Express (1).
Le choix des mots
Curieusement, on continue à nier l’humanité des auteurs de la banderole, à la façon de l’éditorialiste du Quotidien du Médecin (!) qui les diagnostique comme des "débiles mentaux" ou de son homologue de L’Indépendant du Midi qui voit en eux des "barbares". On recourt à des métaphores qui expriment la dégradation et la maladie – "Paris et sa gangrène" (L'Équipe), "La gangrène du ballon rond" (La Dépêche du Midi), "la gangrène poursuivra son oeuvre sinistre" (Républicain Lorrain) – et à… des insultes ("Bienvenue chez les cons", Libération). Dany Boon est appelé comme grand témoin de l'affaire et parle de "monstruosité" et de "connerie faite humaine, même pas, d'ailleurs, faite inhumaine" (Aujourd'hui en France).
On n'hésite pas devant les comparaisons: le président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, Daniel Percheron, parle de "nazillons". En une du Monde, Plantu dessine une croix gammée sous la banderole. Le MRAP évoque un "message xénophobe", cédant ainsi le Nord-Pas-de-Calais à Belgique. Mercredi, Bernard Laporte fixe la barre un peu plus haut: "Samedi, nous avons atteint le paroxysme de l'idiotie et de la bêtise humaines". Il confiera aussi son souhait "d’éradiquer ces gens-là" des stades.
L’État au créneau
Plutôt attentiste au départ, l'État fait sonner le clairon à son tour. Après avoir constaté que l'histoire flatteuse de la banderole retirée sur son intervention avait bien circulé, Nicolas Sarkozy se positionne dans un communiqué, lundi midi, avant de recevoir Martel, Delcourt et Papin à l’Élysée le lendemain.
Bernard Accoyer président UMP de l'Assemblée nationale, demande "la plus extrême vigueur", le Nouveau Centre (le parti de Bernard Mendy) "la plus grande détermination" et Bernard Laporte leur fait écho avec "la plus grande fermeté". Vient le tour de François Fillon: "C'est du dégoût, c'est de la colère et puis c'est surtout une détermination absolue à ce que ces comportements soient très très durement sanctionnés", déclare sur France Inter le premier Ministre, dans une langue proche du français. Michèle Alliot-Marie n'est pas en reste et confie sur LCI son vœu d'une interdiction des groupes de supporters impliqués.
Commerce des indignations
L'affaire est un terreau fertile et le dépôt de gerbe y devient obligatoire. On assiste à un défilé d'élus: à gauche, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Christophe Caresche, Jean-Christophe Cambadélis (PS) ou Michelle Demessine (PC) alignent les déclarations. Jean-Paul Delevoye (UMP), maire de Bapaume et médiateur de la République, affirme qu'il faut faire rejouer le match. Les associations elles-mêmes (SOS Racisme, LICRA, MRAP, AC!) se montrent sous leur jour de petits commerçants des indignations qui ne manquent pas l'occasion d'obtenir une belle visibilité. Le PSG est un bon client avec ses lourds antécédents et son caractère "anti-exemplaire", et l'on ne s'avise pas que le club n'a pas le monopole des dérives.
Un éditorial, véritable concentré des ingrédients agités par les uns et les autres, résume cette folle semaine: celui de Christophe Barbier dans L'Express, déjà cité (1), qui compile des termes comme "hooligan alcoolisé", "bête sauvage", "spectres du nazisme", "fauves en tribunes", "arène de barbarie", "infection profonde" et autre "fièvre nauséeuse".
Fermitude
Pour le gouvernement, le filon est bon et l'occasion est belle de rejouer le numéro de la "fermeté", à l'affiche depuis six ans sur les marches de la place Beauvau ou de l’Élysée. Depuis que les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon ont fait du hooliganisme un de leurs leviers de communication majeurs, les ministres (de l’Intérieur et des Sports) successifs ont – à peu près annuellement, au rythme des incidents majeurs – annoncé le durcissement des mêmes mesures. Sans efficacité, mais sans qu'on leur fasse jamais remarquer cette inefficacité (lire "Sarkozy bloqué au même stade").
Mais le volontarisme répressif fonctionne encore : sur la foi de Bernard Laporte qui déclare que Nicolas Sarkozy a "promis de prendre des mesures concrètes", une large partie de la presse croit à la détermination de l’État. "Des sanctions exemplaires vont être prises" (Nice Matin), "Nicolas Sarkozy décidé à durcir les lois" (La Voix du Nord), "Fermeté du gouvernement" (L’Alsace), "Sarkozy veut taper fort" (Le Courrier picard), "Nicolas Sarkozy promet de frapper fort" (L'Équipe), etc.
Arbitrage vidéo
Après avoir récemment prôné l'allongement des interdictions de stade de trois à six mois, le secrétaire d'État s’emporte un peu et les souhaite définitives, avant de préconiser une durée d’un an. Dans l’affaire Ouaddou, de nombreux spécialistes avaient insisté sur l’inutilité d’un durcissement de la législation, et sur la nécessité de mieux appliquer les dispositifs existants.
Les moyens d'enquête sont massifs. Le préfet déclare la procédure d'urgence et la police scientifique vient à la rescousse de la vidéosurveillance en organisant des prélèvements d'ADN sur les morceaux de banderole. Paradoxalement, les spécialistes cités dans la presse estiment que les auteurs sont probablement déjà connus de tous: policiers, associations de supporters et dirigeants.
Bémols
La fin de la semaine marque toutefois un reflux, amorcé par la prise de conscience que l’affaire est devenue "affaire d’État". Les critiques sur l’hypocrisie des instances sportives et l’inefficacité des pouvoirs publics sont plus nombreuses. Libération prend subitement conscience de "l’emballement politique", L’Équipe que la banderole du scandale a de nombreux précédents. L’édito du quotidien sportif prend même des risques inconsidérés: "Il nous semble, cependant, que des faits et des agissements de supporters dans le déplorable même esprit ne soient pas vraiment nouveaux". France Football effectue un inventaire des calicots analogues à celui du Stade de France.
On lit aussi dans Libération une tribune iconoclaste de Francis Terquem, cofondateur de SOS Racisme et ancien avocat du MRAP, qui défend le "droit au mauvais goût". Un article de Nicolas Hourcade sur sofoot.com tente une remise en perspective ("De l'outrance dans les banderoles"). Rue89 met en ligne une tribune intitulée "Pourquoi je me fiche complètement de cette banderole".
"Presse à scandale"
Après une semaine d'actualité trépidante, on a le sentiment que le bruit de ce scandale est disproportionné et que le sens qu'on a voulu lui donner est déformé. En s’abandonnant à un traitement émotionnel, les médias exhibent une étonnante incapacité à mesurer les phénomènes et leur gravité, à les placer dans leur contexte et à les mettre en perspective, à les étalonner, à en cerner les caractéristiques particulières. En pilotage automatique, collectant les déclarations et relayant la communication officielle, ils produisent un traitement uniforme, s’imitent les uns les autres, haussent la voix parce leurs pairs haussent la leur (à la manière d'automobilistes klaxonnant dans un embouteillage parce que l'un d'eux a commencé)... Sous l'effet de l'hystérie collective, toute la presse devient "presse à scandale"
Le tout sans présenter une ébauche d’analyse. Ce travail est d’ailleurs confondu avec l’étalement des stéréotypes et des présupposés en vigueur sur la question, ou délégué marginalement à des sociologues (Hourcade, Bodin) dont les propos pondérateurs ne seront pas intégrés dans le débat. Frappés d'amnésie ou pris de court au point de ne pas avoir le temps de relire leurs propres articles, les journalistes peinent tout autant à relier l'événement à ses précédents, se laissant ainsi tirer par les grosses ficelles de son instrumentalisation politique.
Pire, des incidents survenus au cours de la même soirée ont été passés sous silence, alors qu'ils relèvent de faits plus graves plus graves: charges de CRS provoquant des mouvements de foule dangereux aux guichets du stade, et surtout agressions racistes sur la ligne de RER, notamment à la station Saint-Michel.
Peut-on espérer d’un tel épisode une prise de conscience? Peut-être: on avancera l’hypothèse que, comme dans l’affaire Ouaddou, l’événement contribuera à abaisser les seuils de tolérance, à la fois des spectateurs et des instances chargées de les sanctionner. Mais il est difficile de croire qu'une amélioration peut vraiment ressortir d'un pareil moment où l'hypocrisie le dispute aux simplifications, et où le chœur des indignés recouvre tous les autres discours. L’indignation – expression d’un pathos entraînant sa propre surenchère –, loin d’être un sursaut salutaire et la preuve de la préoccupation de ceux qui l’expriment, est devenue une manière de brider l’intelligence collective et réduire la conscience à la bonne conscience. Les incidents comme celui de samedi deviennent surtout des occasions d’occuper l’espace médiatique en profitant de la sensibilité de "l’opinion".
(1) Un grand coup de tromblon dans le concert des belles âmes, comme en témoigne cet extrait: "Saisissant les maux et les drames du Nord pour en faire des clichés vicieux, les supporters parisiens ont insulté des valeurs que 15 millions de Français ont applaudies dans les salles de cinéma: la solidarité, la fraternité, l'authenticité. Bienvenue chez les Ch'tis, c'est une leçon, sans prétention, à l'usage des citoyens qui veulent vivre ensemble. Or le propos des hooligans est bien de briser le vivre-ensemble pour installer un affrontement, à force d'injures et de coups, entre eux et les autres, quels qu'ils soient. Derrière le Racing Club de Lens, c'est le contrat social qui était visé; derrière les Sang et Or, c'était le bleu-blanc-rouge" (L'Express, 3 avril).
03:40 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.04.2008
euthanasie
LE 1ER AVRIL 2008
Bonjour,
ci dessous une note de mon ami Alexandre Katenidis publiée sur son myspace. Je trouve la note très intéressante aussi je me permet de la relayer sur mon blog.
Anastasia KOMNIDIS.
L’euthanasie : pour une aide à la réflexion
Déontologiquement, je ne peux pas prendre publiquement parti, et, par ailleurs, ne détenant pas la vérité révélée, je ne vous soumets ici qu’un questionnaire dont les éléments me semblent pour se forger une réflexion, que je vous souhaite fructueuse.
L’euthanasie est-il comparable au suicide ? et est-il plus condamnable ?
A quel stade est-il répréhensible, s’il l’est ? dès la réduction de la douleur ? à partir du ralentissement des soins nécessaires au traitement ? ou de son arrêt ? s’il y a suicide assisté ? en cas d’injonction de substance mortelle ?
Si le suicide n’est pas pénalisé, n’y aurait-il pas une liberté de mourir à reconnaître, qui ferait partie du droit à la dignité humaine ? et l’aide à mourir ne devrait-elle pas être ainsi dépénalisée ?
Au contraire, cette aide ne pourrait bien que constituer un homicide, un empoisonnement ou une non-assistance à personne en danger ?
Ne serait-il pas une forme non acceptable d’eugénisme dont seraient victimes les malades incurables ou ceux n’acceptant pas leur pathologie qui connaitrait une probabilité d’être réversible ?
Les soins palliatifs représentent-ils un état du droit satisfaisant ? un "bon compromis" ?
Que doit-on penser des Etats, comme la Belgique, la Suisse, les Pays-Bas ou l’Espagne qui en reconnaissent la possibilité ? Sont-ils irresponsables, au sens moral du terme, ou de telles législations incitent-elles à ouvrir le débat ?
J’espère vous être utile pour vous faire une idée. Le Que sais-je sur la question est très clair. Je viens d’écrire ce que j’en pense sur www.critiqueslibres.com, sous mon pseudonyme habituel, Veneziano, et toujours de manière objective, pour les raisons susmentionnées.
Bonne réflexion, qui me paraît utile.
03:59 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
31.03.2008
La banderole de la honte!!!
LE 31 MARS 2008
Samedi soir lors de la rencontre de football PSG/Lens, une honteuse banderole de 25 mètres de long fut déroulée lors de la deuxième mi-temps au moment de l’égalisation le Lens face à l’équipe parisienne.
Cette banderole avait pour inscription : « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenus chez les chtis ! ». Je rappelle volontairement les termes condamnables et scandaleux de cette banderole car les médias, à mon sens, n’en n’ont pas suffisamment parlé et pire, n’ont même pas évoqué cette banderole durant le match. Cette banderole fut totalement occultée pendant le match, on a rapidement remédié à l’incident et le match a continué son bon déroulement, comme si de rien n’était…Et oui, comme si de rien n’était comme toujours ! On ferme beaucoup trop les yeux sur ces terribles agissements et actes racistes qui ont lieu au quotidien.
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, était sur place ce soir là, à la tribune et a agit avec rapidité : « Vous avez 3 minutes pour retirer cette banderole, sinon je m’en vais » a-t-il dit aux responsables de la sécurité du stade.
La banderole fut retirée immédiatement et ce n’est que le lendemain que les médias ont relayé l’information. Les coupables de cette banderole peuvent facilement être identifiés avec toutes les caméras qui existent dans un tel stade, nous aussi nous pouvons nous indigner au quotidien lorsque nous entendons de tel propos, les spectateurs auraient pu s’indigner également depuis les tribunes, l’arbitre aurait pu réagir et agir… Bref, autant de preuves signifiant une passivité face à ces agissements, passivité qui ne peut être désormais tolérée.
Pas très sportif cet esprit !
Anastasia KOMNIDIS.
12:42 Publié dans actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Free Ingrid Betancourt
LE 31 MARS 2008
Subject: Marche Blanche pour Ingrid Betancourt : La dernière action
Bonjour à toutes et tous,
Pour Ingrid Betancourt, l'heure est plus grave qu'elle ne l'a jamais été. Tous les éléments dont dispose sa famille et son Comité de soutien indique qu'elle est au plus mal, à l'article de la mort. Les jours à venir vont donc être décisifs : soit nous la sauvons, soit nous la perdons. Et vous avez le pouvoir d'être décisifs, tous autant que vous êtes.
La France et d'autres pays s'activent pour parvenir à la libération mais ils ont besoin de nous, citoyennes et citoyens. Notre mobilisation a le pouvoir de montrer aux FARC que nous ne leur pardonnerons jamais la mort d'Ingrid, qu'ils doivent la relâcher tant qu'il est encore temps. Elle doit aussi montrer au gouvernement colombien qu'il doit être un partenaire sérieux, qui ne changera pas d'avis au moment le plus crucial.
C'est pourquoi la famille d'Ingrid et le Comité de soutien vous demandent de ne manquer sous aucun prétexte la Marche Blanche qui sera certainement la dernière action, puisqu'Ingrid est à bout de souffle.
Dimanche 6 avril, à Paris, la Marche Blanche partira à 14H30 de la Place de l'Opéra (Event Facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=9692449604). D'autres marches blanches auront lieu à Bordeaux, Nice, Marseille, Montpellier, Toulouse, Mont de Marsan, Avignon, Strasbourg. Tous les détails sont sur http://www.agirpouringrid.com.
Nous vous demandons de faire passer l'information autour de vous, d'inviter vos amis à l'Event facebook, de diffuser le spot d'appel à la marche (disponicle sur www.agirpouringrid.com) sur vos blogs et sites internet.
Plus que jamais, c'est vous qui la ferez revenir. Nous comptons sur vous. Elle compte sur vous.
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To view or reply to the announcement, follow the link below:
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