« 2008-03 | Page d'accueil | 2008-06 »

28.04.2008

Proverbe du jour

LE 28 AVRIL 2008 

 "ON SAIT CE QUE L'ON PERD MAIS ON NE SAIT PAS CE QUE L'ON VA TROUVER..."

Bonjour,

hier je suis allée dîner dans un resto japonais, après une journée de promenades sympathiques au soleil dans les quartiers les plus romantiques de Paris (choix judicieux de la personne qui m'accompagnait!).

Au resto, j'y ai retrouvé des amis que j'apprécie beaucoup, seulement le plat : je l'ai moins apprécié, tout comme mon ami Jean Michel d'ailleurs!! Paolo et Stephanie , intelligents comme d'habitude, ont opté pour notre plat préféré habituel le "Yakuniko Don" (ou quleque chose comme ça) à base de boeuf, soja et riz... Je devais également prendre le même plat, comme à mon habitude, et dernière minute, une soudaine envie de crevettes ou que sais  je , je décide de ne plus prendre ce plat habituel mais de "switcher", sur un plat crevettes, fruits de mer, sur le conseil des copains qui me disent que les fruits de mer sont peut être suspects, mieux vaut rester sur le "Yakuniko don" etc.. Je dis ok, je ne prends pas les crevettes et une fois la serveuse arrivée, une soudaine envie de changement, de manger autre chose de casser la routine (voilà que des idées de rebellions me prennent dans le resto jap!) : je commande un "Makodon" ou "mandonko", bref, un plat à la "c..." à base de soja, de.., bref à base de différents restes, c'est le pudding du resto jap(!),un plat immangeable qui m'a donné "le gerbillon", selon l'expression de notre Garde des sceaux, Rachida Dati.

 Morale de l'histoire, et j'en viens à ce proverbe bien connu (mais souvent méprisé) :  "on sait ce que l'on perd mais on ne sait pas ce que l'on va trouver", lorsque des envies soudaines de changement nous prennent...

 Je connaissais les bonbons chinois, dans lesquels il y a un petit papier avec un proverbe à l'intérieur ou une phrase de leçon de vie, mais là, c'est un plat à lui tout seul qui parlait!!.. A méditer!

 Jean Michel, je te remercie néanmoins pour ton invitation et à charge de revanche! ;-)).

@ + , Anastasia.  

27.04.2008

Je me suis perdue entre Mars et Vénus...

 LE 27 AVRIL 2007

Perdue quelque part entre Vénus et Mars… :


        A l'aide!! Mon légendaire sens de l'orientation me fait défaut et je me suis perdue quelque part entre Vénus et Mars... Pouvez vous m'indiquer le chemin?

Trève de plaisanterie, je viens de découvrir un blog sur lequel hommes et femmes discutaient des relations « hommes femmes », devenant désormais beaucoup trop compliquées. Toute relation est vouée à un échec, forcément prévisible !         Pourquoi cet échec constant dans les relations de couples de nos jours ? Bon, certains couples réussissent parfaitement à se construire et à durer, mais à quel prix ? Au prix de la dépersonnalisation ? Des sacrifices ? ou de simples concessions ? Attention à ne pas nous tromper dans tout cela et ne pas nous y perdre surtout !! Une concession est envisageable (un peu d’eau dans son vin ne fait jamais de mal…) mais un sacrifice, certainement pas ! Cette note qui ne devait à l'origine être qu'un simple commentaire du best seller "Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus", s'est alors élargie et vient à commenter ce phénomène de société, en réponse au livre toujours, qu'est la difficulté des relations entre les hommes et les femmes.

        En effet, interpellée  par la blogosphère féminine où nombre de femmes se plaignent précisément de leur incompréhension par rapport aux hommes, ce qu’ils pensent, ce qu’il se passe dans leur tête…j'ai décidé d'écrire cette note. Pendant ce temps, des hommes interpellés eux-mêmes par ce sujet, qui deviendrait, dirais je, presque un « fléau » (déjà pour que j’en arrive au pont d’écrire dessus !) interviennent aussi sur les blogs en question pour y donner leur avis. A leur tour, ils se plaignent de ne comprendre les femmes, de les qualifier de compliquées, qu’elles ne savent pas ce qu’elles veulent. J’en suis arrivée alors à la conclusion, que si chacun des sexes reproche à l’autre d’être compliqué et de ne pas comprendre ce que l’autre veut, c’est que certainement il y aurait un problème sérieux de communication entre nous. Pas étonnant après que le livre de John Gray « Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus » fasse un pareil tabac. Arrêtons le sketch deux secondes et parlons bien parlons franc ! Nous venons tous de la planète Terre que je sache, nous ne sommes pas des extraterrestres, hors nous apparaissons (hommes comme femmes) pour des OVNI dès que nous rencontrons quelqu’un. Alors cessons de nous jeter à corps perdu (sans vouloir faire de jeu de mots, car après tout chacun fait ce qu’il veut de son corps !) sur des théories basiques, selon lesquelles les femmes ne pensent pas comme un homme, et inversement. Cessons de penser que les femmes sont compliquées et hystériques (si on les mènent à bout ce n’est pas étonnant  qu’elles le deviennent ceci dit !) et que les hommes sont des êtres primitifs, pas sérieux qui ne veulent pas s’engager, mais aussi des lâches qui disparaissent dans la nature sans mot dire et j’en passe…

 

        Apprenons, et cela de manière générale, à communiquer, à dire ce que l’on réprouve et que l’on approuve et apprenons aussi à écouter et comprendre car pour communiquer il faut être deux au moins. On doit pouvoir tour à tour endosser les deux rôles, aussi bien celui de l’incompris qui cherche à manifester son mal être et de s’exprimer en des termes clairs dans ce cas là, mais aussi dans le rôle de celui qui est là pour rassurer et réconforter l’incompris.         Donc, oui, s’il y a quelque chose que je reproche actuellement aux hommes et aux femmes dans leur façon de gérer leurs rapports, ce serait ce manque évident de communication qui nous mènent droit au mur. Ce manque de communication n’existe pas seulement dans les rapports hommes femmes, mais aussi dans les relations familiales, amicales, professionnelles ou autres (loisirs …). Mais, les relations d’incompréhension qui existent entre les hommes et les femmes dépassent désormais l’entendement au point qu’on a, certes et hélas, l’impression de ne plus habiter la même planète, alors que si nous prenions le temps chacun d’entre nous de nous parler clairement et franchement, sans faux semblants, nous éviterions bien des quiproquos et malentendus, et certainement nous ne passerions pas à côté d’une jolie histoire pour cause d’amour propre, de dignité et de principes ridicules… Soyons honnêtes envers nous-mêmes en l’étant avant tout avec la personne que l’on a en face de soi. Mentir à l’autre c’est avant tout se mentir à soi même et cela ne mène jamais bien loin et ne permet pas de sortir grandi d’une relation, quelque soit sa consistance. Par exemple, sur ce même blog féminin, je lisais  (d’après nombre de femmes) que souvent, elles furent victime d’une rupture un peu trop hâtive après la fameuse phrase, désormais pitoyablement banale, qui est : « tu es trop bien pour moi, on arrête là ! ». J’avoue que je n’ai jamais compris cette phrase aussi bien quand j’ai eu à l’entendre moi-même par le passé, mais aussi quand je l’entends encore aujourd’hui autour de moi, et que je la lis sur les blogs féminins!! Cette phrase, débordante de lâcheté et dénuée d’arguments, n’est rien d’autre qu’une façon quelque peu élégante pour rompre avec quelqu’un… Mais "de quoi nous plaignons nous?" allez vous me dire, au moins là, il y a une phrase !!! Le problème est que souvent il n’y a pas un mot, silence radio…ZZZZ…         Après, on s’étonne qu’une femme agisse de façon « disproportionnée » (pardonnez du peu !) et démesurée par rapport à la situation. Ce que j’en pense c’est : qu’un homme qui ne désire pas s’engager peut tout simplement le dire clairement, et cela se fera sans heurts, ni pertes et fracas…A vous de voir messieurs !! Après, et pour l’avoir fait moi aussi, je reprocherais aux femmes de tout simplement ne pas être elles mêmes, pas naturelles. Allons, allons, on ne me la fait pas à moi : nous avons toutes voulu un jour ou un autre faire nos intéressantes (consciemment ou inconsciemment) et jouer à un rôle autre, qui ne nous ressemble pas. J’entends par là, jouer à « la femme fatale » froide et distante pour ne surtout pas lui montrer qu’on est intéressée. Et bien, on le montre tellement bien croyez moi (qu'on n'est pas intéressée), qu’il ne nous pense pas intéressée du coup et donc, il n'insistera pas davantage!! Parfois, il attend quand même d’avoir consommé avant de partir sans payer… Alors mesdemoiselles, mesdames, cela nous coûterait il si cher d’être sincères dans nos ressentis ? (Moins cher que de tomber sur quelqu'un qui part sans payer à coup sûr!). Arrêtons alors de jouer et vivons pleinement les choses même si, parfois, nous savons pertinemment qu’elles ne sont pas faites pour durer…         Vous allez me dire : « Et l’amour dans tout cela ? ». Je vous répondrais que c’est lié. Il ne peut y avoir de relation amoureuse, ni de relations tout court d’ailleurs, sans communication. L'amour n'est qu'un corollaire de la communication.  Dès lors, mesdames et mesdemoiselles, qu'un  homme ne fait pas l'effort de vous comprendre, de comprendre votre énervement (qui n'est que passager, enfin j'espère) vos angoisses, vos défauts, et qu'il ne souhaite pas dialoguer alors, il ne peut en aucun cas y avoir de l'amour...Du moins ça se résumera à de l'attirance physique et donc de l'amour physique et rien d'autre. Alors surtout que vous soyez homme ou femme ne restez pas avec un être qui ne vous comprend pas ou ne vous écoute pas ou vous complait dans une quelconque flatterie stupide (la flatterie stérile d’autrui n’est pas une marque d’intérêt réel envers votre personne, mais surtout une preuve de sa « naïveté »).

 

        Alors, recentrons nous déjà sur nous-mêmes, afin de mieux comprendre les autres et nos échecs et peut être que tout ira mieux. Nous prendrons conscience que finalement, contrairement à ce que disent les best seller et les magasines ou blogs féminins, nous venons tous d’une seule et même planète, du moment que l’on prend le temps de communiquer et de s’assurer que nous sommes sur la même longueur d’ondes. Alors ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte car VOUS êtes responsables de vos propres échecs, hommes comme femmes.

Gardez le sourire et communiquez !!

Par Anastasia KOMNIDIS.

Pour info je rappellerai que le fameux best seller « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus », qui soit dit en passant fait une ode à la communication entre les hommes et les femmes et les invitent à se comprendre et se parler, se joue actuellement au casino de Paris.

Représentant officiel de John Gray en France, Paul Dewandre nous livre une approche théâtrale du best-seller. Au programme, une véritable thérapie de couple. Ou comment apprendre à communiquer avec sa moitié lorsqu'on ne parle pas du tout le même langage d’après John Gray (et c’est précisément sur ce point que nous ne sommes pas d’accord car d’après moi nous parlons le même langage mais nous ne faisons aucun effort...). Pour ceux qui ont aimé le livre vous allez adorez la représentation théâtrale.

 

Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus
Mais avant la pièce de théâtre et mon commentaire sur ce best seller, il y a eu bien évidemment la fulgurante parution de celui ci : "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus". Même si je ne cautionne pas particulièrement le fil directeur de ce livre (que je trouve un peu trop caricatural), il n'empêche qu'il est agréable à lire. Aussi, j'invite ceux qui par hasard, parce qu'ils habiteraient peut être sur une autre planète, ne l'auraient pas encore lu, à le lire...(même si j'ai un peu taper dessus dans ma note).
A bientôt, Anastasia.
Ci dessous, un article (du site "doctissimo.com") d'un médecin qui donne son avis sur le best seller en question. Je ne suis pas d'accord avec l'article non plus, mais une présentation neutre par rapport à ce livre s'imposait :
 

Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus.

Sur Mars, les hommes s'enferment dans leurs cavernes quand ça va mal, et il vaut mieux le savoir… La métaphore de John Gray sur ces deux peuples venant de planètes différentes avec chacune ses coutumes et ses habitudes, permet d'assimiler que les hommes et les femmes évoluent selon des logiques différentes : pourquoi en est-il ainsi ? Est-ce inné ? Est-ce une affaire d'éducation ? Le livre ne le dit pas.

Mais les constats qu'il dresse sont criants de vérité et chaque couple peut se retrouver dans les petits travers qu'il décrit.

"Mais tu ne m'écoutes pas", dit la femme… Oui, les hommes n'écoutent pas toujours, surtout si on attend d'eux qu'ils écoutent. Quand ils écoutent, ils cherchent en même temps à donner des conseils, des solutions aux problèmes évoqués. Or la femme veut qu'on l'écoute mais ne cherche pas des conseils pour autant…

"J'ai pas envie d'en parler" dit l'homme… Quand un homme vit une période difficile, il se replie, retrouve ses forces et son assurance dans cette solitude, dans sa caverne.

Et puis les mots n'ont pas le même sens de la femme à l'homme. Il faut un dictionnaire, un interprète pour passer d'un langage à l'autre. Le livre propose un petit lexique.

Si les constats peuvent paraître parfois simplistes à première vue, ils sont, dans le fond, assez pertinents. Ainsi, ce livre est un pas vers une acceptation des différences entre hommes et femmes… et acceptation des différences de l'autre. Un livre qui peut aider à résoudre bien des crises de couples… ou du moins à mieux comprendre les moments de malaise, de retrait, de conflit…

Dr Agnès Mocquard

24.04.2008

Le point sur la réforme constitutionnelle du Comité Balladur :

LE 24 AVRIL 2008 

La réforme des institutions en Conseil des ministres

Le Conseil des ministres examine mercredi le projet de révision constitutionnelle, projet phare de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, avec, à la clef, l'accroissement des pouvoirs du Parlement et la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant les deux Assemblées. M. Sarkozy avait confié fin 2007 à une commission présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur le soin de réfléchir à la réforme des institutions. Plusieurs personnalités de gauche, dont l'ancien ministre Jack Lang, ont fait partie de cette commission dont nombre de propositions ont été retenues par le duo exécutif. François Fillon, chef du gouvernement, avait fait une communication sur ce sujet lors du Conseil des ministres du 19 mars. Principales dispositions avancées: le président pourra désormais venir s'exprimer devant le Parlement et son allocution pourra donner lieu, hors sa présence, à un débat non suivi d'un vote. Les mandats présidentiels sont limités à deux. Autre mesure clé: le renforcement du rôle du Parlement, avec, pour chaque Assemblée, la possibilité de maîtriser la moitié de son ordre du jour. Les parlementaires donneront également leur avis sur les nominations aux institutions les plus importantes ou des dirigeants d'entreprises publiques. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ne sera plus présidé par le président de la République mais par le premier président de la Cour de cassation, ou par le procureur général auprès de la Cour de Cassation. Les députés commenceront à débattre du projet le 20 mai, puis ce sera au tour des sénateurs en juin. Il ne pourra être définitivement adopté qu'après acceptation par les 3/5è du Congrès, qui se réunira en juillet, probablement le lundi 7. D'où l'incertitude qui pèse sur ce projet de loi. Le Parti socialiste notamment a réaffirmé jeudi que la réforme des institutions ne devait pas "se limiter à une réforme du travail parlementaire" et a exigé "un paquet global" incluant une réforme des modes de scrutin pour les élections sénatoriales et législatives (introduction d'une dose de proportionnelle). Nombre de socialistes refusent également que le président aille devant le Parlement. "L'abstention des socialistes nous suffirait" mais si "la réforme renforce le Parlement, le Parlement peut aussi renforcer la réforme" en émettant un vote positif, a affirmé mardi à l'AFP Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement. L'hostilité du PS à une intervention du président devant le Parlement a paru toutefois se fissurer ces derniers jours. L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a ainsi suggéré un compromis, selon lequel le chef de l'Etat pourrait parler aux Assemblées réunies en Congrès à Versailles. Une procédure complexe qui aurait sans doute pour effet de limiter le nombre de ces prises de parole. Le chef de file des socialistes au Sénat, Jean-Pierre Bel, a lui aussi indiqué qu'il pourrait accepter la réforme dans son ensemble, mais à condition que le collège électoral des sénateurs soit modifié. La réforme des modes de scrutin préoccupe aussi l'allié centriste de l'UMP, le Nouveau Centre. Son président Hervé Morin entend présenter un "amendement constitutionnel" pour obtenir l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, et ce même si les modes de scrutin ne relèvent pas de la constitution.

22.04.2008

Mouvement d'âmes LIONEL AMADOTE

 LE 22 AVRIL 2008

Je vous ai souvent parlé de la danse, comme étant une de mes activités, et aussi de Lionel Amadote avec qui je prends des cours de danse.

 Son travail est exceptionnel au sens strict du terme, c'est à dire que c'est du jamais vu et un style qui lui est bien propre et personnel à lui et aux danseuses de sa compagnie.

 Cliquez sur le lien ci dessous pour avoir un aperçu du "personnage" et de son travail, pour le plaisir des yeux et au nom de l'émotion qui est transmise et du travail proprement fait :

http://www.youtube.com/watch?v=EQTdms1XRSk

Voici au passage le lien du site qui lui est consacré et qui vaut bien mieux que mes longs discours car la danse se vit avec les yeux avant tout :

http://www.mouv-ames.com/

A bientôt, Anastasia.

Ce temps qui nous obsède!!

 LE 22 AVRIL 2008

Au secours le temps passe trop vite!!...

Le problème des journées qui passent trop vite, vous connaissez? J'ai souvent l'impression que mes journées se répètent et se ressemblent mais en même temps, le temps passe bien trop vite! La thèse par exemple, combien de pages ai je écrit depuis hier? 2!! Super à ce rythme là, l'année prochaine on y est encore!!! Et est ce que je parviens à corriger les copies de mes étudiants pendant ce temps? Que nenni! Un collègue m'a laissé comprendre hier qu'il en est au même point. Y a t-il une envie ou une atmosphère de rien faire qui plane au dessus de nos têtes en ce moment?? Les cours de danse , je les sèche... En même temps, je fus malade dernièrement donc si je me rajoute le cours ultra costaud de Lionel Amadote (notre prof de danse bien aimé) cette semaine, je vais finir par terre... déjà que ça ne vole pas haut... Bref, je suis donc allée au Club med Gym hier, histoire de m'imaginer un tant soit peu que je sculpte mon corps, et en attendant mon cours de "Body Sculpt" (ça y est je fais ma blonde là... )Mais j'ai corrigé 10 copies à la cafet du club!!. Bon, j'espère récupérer un rythme d'attaque très vite et reprendre mes bonnes vieilles habitudes de boulot et activités partout comme avant et SURTOUT avancer dans mon boulot. Je travaille comme chroniqueuse dans une radio certains matins mais les réveils à 4h du mat, s'avèrent difficiles dernièrement, voire impossible vu que c'est l'heure à laquelle je me couche!!! Bref, je cours partout, je bosse , je bosse et j'ai le sentiment de ne pas avancer, ni de faire tout ce que je souhaite faire comme je le veux....

Certains amis me surnomment le "Lapin", allez savoir pourquoi... Et , j'ai très vite compris que je leur faisais penser à ce lapin  d'"Alice au Pays des merveilles", agité et toujours en retard (car c'est mon cas pour ceux qui me connaissent bien!). Donc, voilà comment me perçoivent mes amis : agitée, en retard, obsédée par la montre, le temps, paniquée et même un peu farouche parfois.

Je me fis à leur perception car ils ont toujours eu un excellent jugement sur moi! Enfin, dans cette obsession du temps qui vire au cauchemar parfois j'embrasse Emmanuelle et Alexandre qui me sont d'un soutien hors paire par rapport à ma thèse et me recardent chaque fois qu'un élément extérieur vient à me causer du souci, ou ne me "laisse pas tranquille". Je suis heureuse d'être entourée de gens positifs telles que ces personnes. On ne parle jamais assez des gens qu'on aime bien et qui nous procurent un intérêt tout particulier dans ce que l'on fait, nos ressentis, et on se préoccupe toujours des gens néfastes, qui nous prennent sérieusement la tête!! Alors ne perdons plus notre temps, évitons le négatif  (car nous dépensons beaucoup d'énergie pour rien, donc autant aller au Club med Gym dans ce cas) et côtoyons le positif. Arrêtons de courir je pense après le temps, entité totalement insaisissable, essayons et apprenons à admettre parfois qu'il ne peut en être autrement et que voilà, si certains jours on fonctionne au mode "ralenti" c'est que c'est peut être nécessaire... Personnellement, suite à la campagne des municipales, cruellement perdue (pour cause d'erreurs de stratégies de ma liste!!) j'ai encore bien du mal à récupérer, mais je suis contente de l'avoir fait...

1744283269.jpg

 Souvent nous rencontrons des gens, nous les côtoyons et eux comme nous (à notre tour parfois) prétextons ne pas avoir le temps de voir telle ou telle personne, ne pas avoir le temps d'entreprendre tel ou tel projet et j'en passe. A ces personnes, et surtout à moi même, je dirais que le temps est relatif et nous avons le temps que nous voulons bien nous accorder.. Le temps est quelque chose de "modulable" et qui est entre nos mains si nous l'utilisons à bon escient et qu'il ne nous file pas entre les doigts. S'il nous file entre les doigts c'est que nous voulons bien le laisser filer... et dans ce cas, n'allons pas nous étonner après si des êtres chers nous ont filé entre les doigts à cause de ce manque de temps! J'en suis la première victime, c'est bien de s'en rendre compte mais un peu tard peut être. Les personnes disant toujours qu'elles n'ont pas le temps de sortir, voir du monde, faire de nouvelles connaissances, entreprendre des choses, embraser et embrasser leur compagnon ou compagne, sont des personnes qui ont bien évidemment le temps mais qui s'accordent des priorités dans la vie. Ces priorités nous cantonnent dans certains domaines (professionnels, célibat ou autre) et on en oublie l'essentiel... A bon entendeur, sans vouloir être moralisatrice, ce n'est pas que nous n'avons pas le temps mais que certaines priorités prennent déjà trop d'espace dans notre vie et ne nous permettent pas de vivre bien des choses. Alors, brisons cela avant qu'il ne soit trop tard. Accordez vous du temps pour vivre des moments satisfaisants, avec des personnes intéressantes, et fuyez EN COURANT (tel le Lapin d'"Alice au pays des merveilles") les personnes vous répondant qu'elles n'ont pas de temps pour vous. Cela signifie tout simplement, que vous ne faites pas partie de leurs priorités... Nous méritons mieux non? Alors exit les personnes qui n'ont pas le temps de nous passer un coup de fil, nous envoyer un sms (avec la technologie actuelle c'est inexcusable!), exit les personnes qui n'ont pas le temps de vous voir alors qu'elles ont passé (tout comme vous!) leur week end à faire la fête avec des amis, c'est "chacun pour soi" et non pas "je n'ai pas le temps" qu'il faudrait dire dans ce cas!

Ce qui est vexant en pareil cas et je parle à la fois comme auteur de cette phrase de "je n'ai pas le temps" et comme victime, c'est que nous accordons peu de considération à ceux à qui nous la prononçons... Avec un "je n'ai pas le temps", ni vu ni connu je t'embrouille, on endort l'autre, et surtout on anesthésie les véritables problèmes relationnels que l'on peut avoir avec autrui. Il serait nettement moins hypocrite d'admettre que pendant quelques temps nous risquons d'être débordés ou que nous pensons à autre chose qui nous fait du bien ou du mal et cela ouvrirait d'ailleurs la porte à davantage de communication... Tenez certains prétendent bien me connaître (et être soi disant proches de moi) et ne prennent même pas le temps de consulter ce blog afin de mieux me connaître encore, de mieux me cerner et d'autres moins proches et certainement plus occupés, m'accordent un certain intérêt en visitant régulièrement ce blog, comme ils peuvent...Je les embrasse d'ailleurs!

Pourquoi toutefois cette obsession constante du temps? Pourquoi a t-on peur qu'il ne nous file entre les doigts?

Bonne journée! Anastasia.

 

Bonaff, café théâtre

LE 22 AVRIL 2008 

Récemment, je suis allée rejoindre Valérie, Stéphane, Julie et Alexandre au CAFE de PARIS dans le 20 eme arrondissement de Paris (souvenirs, souvenirs... de campagne!) pour y voir jouer un comédien de talent : Bonaff de son vrai prénom Christophe).

Il y jouait « Vacances Corsées »…!!!... ce qui devait être, pour son personnage, un simple voyage en Corse s’est transformé en une véritable aventure qui lui a permi de croiser, entre autre, chinois, belges, corses, chimpanzé, chameau, etc. Bref, une véritable galerie de portraits, d’accents et autres curiosités animales aussi variées, colorées et drôles les unes que les autres… !

 

A voir absolument le comédien est bourré d'énergie, de talent et écrit et joue (ce qui n'est pas un exercice aisé) ses propres textes!

 

A bientôt autour d'un verre dans un prochain café théâtre! Anastasia.

L'Europe telle que je la vois...

 LE 22 AVRIL 2008

L’EUROPE SELON MOI : 

 Je suis, comme vous le savez, d’origine européenne (puisque j’ai des origines grecques) et suis « pour » l’Europe bien évidemment, mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix ! Aussi, je désapprouve le Traité de Lisbonne et je vais vous expliquer pourquoi en quelques lignes.

 

            Le 4 février dernier fut voté en Congrès, à Versailles, le fameux Traité dit de « Lisbonne ». Ce traité pâle et sombre copie du « Projet à la Constitution européenne » proposé par référendum aux français en 2005, est finalement passé de « force » en ce 4 février 2008 par la voie parlementaire finalement. Je rappelle au passage que 55 % des français avaient refusé ce texte en bloc le 29 mai 2005 !!

 

            Ce que l’on reprochait essentiellement au texte présenté en 2005, et par voie de conséquence à sa copie le traité de Lisbonne tenait essentiellement du domaine juridique.

Le principal argument est que juridiquement ce texte ne devait être qu’un texte interétatique et ne pas prétendre à autre chose, puisqu’il n’y a pas eu d’Assemblée constituante, pour qu’il puisse être présenté comme une Constitution, et il existe encore moins un peuple européen avec une nationalité européenne.

 

            Selon l’article 1-6 du projet présenté en 2005, la Constitution « européenne » prime sur celle des Etats membres. Donc, ne resterait validé que la partie de la Constitution française qui ne serait pas en contradiction avec le Traité.

 

            Par ailleurs, ce Traité de Lisbonne entend réduire au maximum le champ de la démocratie et des pouvoirs publics étatiques. Ce texte scelle, en effet, une orientation politique axée sur l’ultralibéralisme économique qui prime sur l’organisation des pouvoirs publics, chère aux Pères fondateurs de nos institutions.

 

            Ce Traité est ensuite, encore plus inébranlable qu’une Constitution étatique car seuls les 27 Chefs d’Etat des pays faisant partie de l’Union européenne se prononcent le concernant, il n’y a par conséquent pas d’action du peuple souverain !

Aussi, les institutions européennes, telles qu’elles sont exposées dans ce texte, ne répondent pas aux critères de la démocratie ! Une démocratie c’est : un Parlement, un pouvoir exécutif et un système judiciaire indépendant. Or, en l’espèce, il n’en n’est rien, dans le contenu de ce Traité, tous les pouvoirs sont confondus et tous détenus par la Commission européenne, qui devient alors une sorte de « mini Gouvernement fédéral ».

 

            Enfin, et ce serait, pour ma part, le point le plus important : le principe de subsidiarité, selon lequel l’Union européenne n’intervient que si un Etat membre est défaillant, est totalement bafoué. Ce la va même plus loin puisqu’il se produite l’effet inverse : les Etats membres n’exercent leur compétences que dans la mesure  où l’union n’a pas exercé la sienne ou a décidé de ne pas l’exercer.

 

Les méfaits de l’actuel Traité de Lisbonne sont donc d’autant plus nombreux, puisqu’aux problèmes soulevés jadis, en 2005, refusés par la majorité des français et demeurés irrésolus, viennent s’ajouter d’autres brèches directement issues du Traités dit de « Lisbonne ».

Les français ont rejeté en bloc ce Projet en 2005 car ils craignaient pour la France mais aussi, et surtout (!) pour l’Europe. Ils craignaient notamment les délocalisations trop nombreuses en Chine, ils craignaient la directive de Bolkestein (qui venait préciser qu’un travailleur européen, originaire d’un autre pays pouvait par exemple venir travailler en France avec le même salaire –ou du moins à peine supérieur au salaire proposé par son pays d’origine, ce qui serait source grave de chômage-)…

            On pourrait se poser alors une question : Pourquoi « Airbus » qui vend plus de 400 avions de ligne par an et ajoute chaque année des centaines d’appareils à ses commandes, délocalise actuellement sa propre production et celle de ses sous traitants ?

 

            Concernant la diplomatie, il est également prévu qu’un service diplomatique européen vienne supplanter la diplomatie française.

 

            Bref, ce projet de « Constitution bis » n’est qu’une supercherie et pire ( !) un danger pour la France, certes, mais aussi pour l’Europe !! D’après ce texte, serait mise en œuvre une Charte des Droits fondamentaux qui viendrait encourager les communautarismes et les minorités nationales, qu’en est il alors des principes énoncés par la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 alors ? Cette Charte, favorisant les communautarismes, ne peut être compatible avec la Déclaration des droits prônant l’égalité et l’universalité des citoyens !

Par ces communautarismes, la politique migratoire risque par ailleurs, d’être  « communautarisée » aussi. J’entends par là, que la France risque d’accueillir des populations immigrées dont elle n’a pas besoin pour l’heure et se voir obligée d’en refuser d’autres qui pourraient être utiles à la France et surtout, rendre service, et pourquoi pas porter secours même, à des populations plus en difficultés et qui ont véritablement besoin de la main tendue de la France. Ce seront désormais les relations commerciales qui dicteront tout rapport entre les Etats. Dans ce cas, on ne peut que soutenir la taxe Tobin (chère au groupe alter mondialiste ATTAC, qui défendent des causes dont je me sens proches), taxe consistant à taxer les immenses flux financiers et commerciaux à travers de monde d’un pourcentage tout à fait infime (0, 5 %, je crois), et les sommes récoltées de ces taxes pourront contribuer à faire en sorte de venir en aide aux personnes les plus démunies dans leur pays, sans pour autant les déraciner et leur faire vivre l’enfer à l’étranger (passeurs, clandestinité, logements insalubres et j’en passe !).

 

            En imposant au peuple français contre sa volonté explicite, un Traité qui ne fait qu’aggraver ces dérives, les dirigeants européens viennent mettre à mal l’Europe, une Europe telle que je l’entends c'est-à-dire « une Europe unie des Etats » et non pas une « Europe des Etats-Unis », bref, je suis contre toute forme de fédéralisme et pour une Europe des nations !

Ce traité de Lisbonne est un texte légal, certes, mais il est totalement illégitime, on pourrait presque le rapprocher du coup d’Etat « Bonapartien » de 1851 par rapport à la Constitution de 1848.

            J’ajouterais ici qu’au moment où , au cours de ces derniers mois, il a été question des travaux du Comité Balladur concernant d’éventuelles réformes constitutionnelles, et que ce Comité a remis un rapport au Président de la République s’intitulant « Une V eme république plus démocratique », je trouve malvenu que l’on s’efforce par ailleurs, de bafouer tout caractère démocratique du fonctionnement actuel de nos institutions. Face à ces pratiques de République quasi bananière, l’intitulé de ce rapport fait office de provocation ou de grande farce.

            Pour finir, je dirais deux mots sur le cas de la Turquie, où il y a eu « arnaque » là aussi, de la part de l’actuel Président : la Turquie est un Etat qui ne respecte absolument pas les droits de l’Homme, et encore moins l’égalité homme femme qui semble n’être qu’une pensée utopique, et se refuse de reconnaître le génocide arménien. Sa place est elle parmi nous dans l’Union européenne tant que ces problèmes ne seront pas résolus ?

            Il ne faut donc pas se résigner, mais au contraire, les citoyens français doivent continuer à imposer leur Europe, continuer à y réfléchir car la prochaine véritable échéance aura lieu lors des élections européennes au printemps 2009 !! Les choses sont loin d’être terminé, elles ne font, au contraire que commencer avec ces élections à venir en 2009, qui constitueront la 1ere véritable étape démocratique pour le peuple français, puisq’il pourra véritablement et DIRECTEMENT s’exprimer et cette fois ci, sa voix ne passera pas (on l’espère du moins !!) à la trappe.

 

Par Anastasia Komnidis.

19.04.2008

Hommage à Aimé Césaire

 LE 19 AVRIL 2008

Aimé Césaire, la figure la plus emblématique de la Martinique, est décédé le 17 avril 2008, à l’âge de 94 ans. L'écrivain et homme politique, fondateur du concept de «Négritude» était hospitalisé depuis le 9 avril.


Il naît le 26 juin 1913 à
Basse-Pointe (Martinique), où il passe une partie de son enfance. Elève brillant, Césaire poursuit ses études en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris, 5e) où, il fait la connaissance de son grand ami Léopold Sédar Senghor. Loin du doudouisme de mise dans le milieu artistique des années 30, avec d’autres étudiants afro-antillais, dont le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, il fonde le journal «L'étudiant noir», où est abordé pour la première fois le concept de «Négritude».

Entre littérature et politique

«La négritude», notion forgée en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.
Il sort de l’Ecole Normale Supérieure en 1938 et revient s’installer en Martinique, où il commence à enseigner. Son «Cahier d’un retour au pays natal», œuvre poétique sous forme de vers libres, est publié en 1947.
André Breton lui rendra hommage dans son texte «Martinique charmeuse de serpents».

Parallèlement à la littérature, il s’illustre sur un terrain plus politique. Elu maire de Fort-de-France en 1945, il conservera son mandat jusqu’en 2001. Un engagement politique qui s’étend à toutes les fonctions, puisqu’il sera aussi successivement président du conseil régional de la Martinique, conseiller général de Fort-de-France et député de la Martinique. Il lutte aussi en s’engageant pour l'égalité des droits des ex-colonisés, pour le créole dans les médias publics locaux.

Influence les intellectuels des Caraïbes

Poète reconnu, il est joué en Avignon en 1989, à la Comédie française en 1991, ses textes les plus célèbres «Cahier d'un retour au pays natal» et «Discours sur le colonialisme» sont inscrits pour la première fois au programme du baccalauréat de français en 1998. Lors de la première commémoration officielle de l’abolition de l’esclavage le 10 mai 2006, des extraits du «Cahier d'un retour au pays natal» sont lus dans les Jardins du Sénat.

Figure tutélaire des Antilles françaises, Aimé Césaire aura influencé nombre d’intellectuels caraïbéens. Comme le déclare son ami l’écrivain haïtien
René Deprestre ,«son oeuvre aura été le journal de bord de plusieurs générations d'Antillais et d'Africains».

18.04.2008

Deux Soeurs pour un Roi

 LE 18 AVRIL 2008

Deux sœurs pour un Roi :

            Récemment je me suis rendue au cinéma accompagnée de mon acolyte habituel (qui se reconnaîtra !) voir le film « Deux sœurs pour un Roi » de Justin Chadwick, le réalisateur de « The Queen ». Un bien agréable moment de cinéma ! Ce film mêle à la fois histoire, passions (du pouvoir mais aussi amoureuse), stratégies politiques et étonnants décors. Le rôle des principaux acteurs est fabuleux Scarlett Johansson et Nathalie Portman incarnent les deux sœurs Boleyn et se disputent toutes deux les faveurs du Roi d’Angleterre Henri VIII incarné par Eric Bana (remarqué déjà dans le film « Munich »).

            L’intrigue de ce film se déroule au XVI eme siècle, à la Cour du Roi d’Angleterre, où Mary (Scarlett Johansson) et Anne (Nathalie Portman) usent toutes deux de leurs plus grandes armes de séductions pour s’attirer les faveur du Roi. Celui-ci serait, en effet, à la recherche d’une maîtresse plus jeune et plus jolie que son épouse et surtout capable de donner naissance à un garçon pour sa succession. La reine n’est, en effet, plus en état d’enfanter. Après avoir recherché auprès de toutes les jeunes femmes appartenant aux familles aristocrates et bourgeoises de l’époque, c’est vers les sœurs Boleyn que se portera le choix du Roi. Un choix pas si aisé car il se retrouve face à un difficile dilemme entre les deux sœurs. Mary saura davantage le charmer néanmoins par son charme, sa beauté, sa candeur. Preuve supplémentaire, qu’en plus de rechercher une femme capable d’enfanter (image de la femme réduite ici à un simple « utérus »), il l’a préfère aussi docile. Seulement, Anne, fougueuse, maligne, intelligente et surtout avide de pouvoir, n’en restera pas là et tâchera par tous les moyens possibles et inimaginables de s’attirer les faveurs du Roi.

            A une époque où la femme est réduite à peu de chose, perçue davantage comme un objet que les pères de famille tentent de « refourguer » au meilleur mari qu’il soit, moyennant certains avantages toujours pour le père, le personnage d’Anne Boleyn, vient casser cette image de femme soumise. Anne, va ici se comporter comme un homme, elle apparaît assoiffée de pouvoir, prête à tout, même au pire pour parvenir à ses fins, mais jusqu’où cette folle escalade du pouvoir la mènera t-elle ?

            Ce film, bien que se déroulant au XVI eme siècle, demeure d’actualité pour, précisément, ce qui concerne la cupidité, que dégagent ces personnages, mais aussi pour les manœuvres politiques. En tant que femme politique que je suis, j’ai eu bien des fois l’occasion de rencontrer  dans le milieu de la politique des femmes, telles que Anne, qui passionnées par le pouvoir, vont se mettre dans des situations extrêmes quitte à avilir leur personne. Mais, ces femmes, tout comme le personnage d’Anne Boleyn, ne ressentent aucune forme d’avilissement tant qu’elles obtiennent ce qu’elles veulent et qu’elles grignotent à chaque fois un morceau supplémentaire de ce bien appétissant gâteau appelé « pouvoir ». Anne Boleyn comprendra, mais trop tard, que finalement sa sœur Mary, avec son honnêteté et son manque de « folie des grandeurs » aura fait le meilleur choix ! A bon entendeurs, mesdames, mesdemoiselles, la politique est un monde cruel car précaire, que devenez vous le jour où vous ne faites plus partie de la Cour du « roi » ou que telle ou telle écurie, à laquelle vous appartenez peut être, est écartée du pouvoir? Aussi, un peu comme le personnage de Mary, je suis peut être quelque peu naïve, voire même candide et serais sans doute amenée à réussir moins bien que d’autres ou bien plus tard, mais le jour où je réussirais je pourrais me regarder en face et être réellement fière de moi et de mon succès, que je ne devrais à aucun homme !!

           

            Un film sur les intrigues de couloirs de la Cour du Roi, telles que celles que l’on pourrait croiser aujourd’hui dans les couloirs des partis politiques… A voir absolument !

 

 

Par Anastasia KOMNIDIS.

Scandale dans les Balkans :

 LE 18 AVRIL 2008

Carla Del Ponte et les rumeurs de trafic d'organes au Kosovo

Florence Hartmann, ancienne porte-parole de la procureure du TPIY, s'étonne des risques qu'elle a pris en reparlant d'une enquête qui n'avait pas pu aboutir faute de la moindre preuve.

Florence Hartmann
Mercredi 16 avril 2008

Dans un livre paru début avril en Italie (et pour le moment seulement en italien), l'ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte, révèle avoir enquêté en 2003 sur des allégations de trafic d'organes prélevés sur des prisonniers aux mains de l'armée de libération (des Albanais) du Kosovo (UÇK). Alertés par une dépêche de l'AFP, les médias français s'emparent lundi 14 avril de l'affaire. Informée quelques jours plus tôt, la presse anglo-saxonne était restée prudente. En France, on assiste en quelques heures à une surenchère médiatique, encouragée par les détails livrés par la magistrate. Les noms des responsables présumés sont offerts en pâture à un auditoire, légitimement, sous le choc.

Les rumeurs de trafic d'organes accompagnent souvent les conflits. On les voit parfois surgir même en temps de paix, comme en Amérique latine où celles concernant des vols d'yeux d'enfants ont été démontrées comme fausses, ou encore en Chine où le prélèvement d'organes dans les prisons est présenté comme une réalité par certaines ONG. Quoi qu'il en soit, le maintien de la chaîne du froid et les conditions d'asepsie rendent extrêmement difficile la mise en œuvre réelle de telles pratiques. Ces rumeurs sont donc rarement avérées malgré la surenchère dans l'échelle de la barbarie dans les guerres actuelles.

Les Balkans nous avaient déjà livré leurs lots d'horreurs: des atrocités défiant souvent l'imagination, et pourtant le plus souvent confirmées. Alors pourquoi douter cette fois-ci? Pourquoi ne pas envisager le pire, qui plus est lorsqu'il est révélé par une femme qui s'est battue pendant huit ans au sein du TPIY pour faire émerger la vérité? Pourtant elle l'admet elle-même dans ses Mémoires: faute de preuves, l'enquête est restée au point mort.

Je travaillais aux côtés de Carla Del Ponte lorsque des éléments concordants lui ont été communiqués par des magistrats internationaux en poste au Kosovo, eux-mêmes alertés par des journalistes occidentaux fiables. Elle a usé de ses pouvoirs pour entreprendre des vérifications. Des enquêteurs, comme elle le raconte dans ses Mémoires, sont allés en Albanie dans la maison où quelque 300 prisonniers, hommes et femmes, dont des Serbes enlevés à l'été 1999 au Kosovo mais aussi des prostitués d'Europe orientale, auraient été dépouillés de leurs organes afin d'alimenter via l'aéroport de Tirana un réseau international basé en Turquie.

Carla Del Ponte reconnaît au fil des pages que cette mission n'a pas permis de confirmer les allégations dont elle disposait. Elle concède également que ses enquêteurs n'ont jamais eu accès aux sources des journalistes. Ces derniers avaient en effet refusé de révéler l'identité de leurs sources faute d'éléments probants appuyant leurs déclarations. Elle admet qu'elle n'avait pas le début d'une preuve pour poursuivre l'enquête. Mais pour convaincre, malgré tout, ses lecteurs de la crédibilité des témoignages, elle livre auparavant leur récit ainsi qu'une description minutieuse de la visite de ses enquêteurs dans le nord de l'Albanie. La maison jaune n'est certes plus jaune, mais des gazes et des seringues y sont retrouvées ainsi que des traces de sang. Bien qu'une simple analyse biologique permette de trancher, elle affirme étonnamment qu'il n'a pas été possible de déterminer s'il s'agissait de sang humain ou animal. En revanche, elle nous communique les dimensions précises d'une zone immaculée repérée sur le sol tout en laissant le lecteur imaginer de lui-même à quoi elle pourrait correspondre (une table, un lit à une place?).

S'il est du devoir d'un procureur de n'écarter aucune piste, est-il judicieux de révéler celles qui furent abandonnées du fait de l'absence de toute forme de preuve? La piste d'un trafic d'organes dirigé par les hauts responsables de l'armée indépendantiste kosovare ne s'est pas heurtée à des résistances, que de telles révélations, même tardives, viendraient salutairement dénoncer, elle a tout simplement fait chou blanc. En parler aujourd'hui alors que depuis près de cinq ans aucun nouvel élément pouvant accréditer cette thèse n'est apparu est irresponsable. Désigner implicitement les commanditaires d'un crime non avéré sous prétexte que certains leaders albanais du Kosovo ont été suspectés d'autres crimes est indigne. Hélas, une partie des médias, encouragée par la dépêche de l'AFP et l'autorité de l'ancienne procureure, est tombée dans le piège. Pourtant, même la presse et les dirigeants serbes qui se sont emparés, dès la fin mars, des révélations de Carla Del Ponte pour mieux dénoncer l'indépendance du Kosovo (proclamée le 17 février) ont émis des doutes en rappelant notamment la nécessité d'opérer dans un environnement parfaitement stérile, à proximité d'un aéroport plutôt que dans les montagnes du nord de l'Albanie.

Qu'importe: la gravité de la chose dénoncée et l'émotion que de telles révélations n'ont pas manqué de susciter ont facilité l'emballement médiatique. La dépêche de l'AFP reprise sur la Toile et la plupart des radios ouvrait la voie à toutes les dérives. Car elle présentait comme des faits avérés ce qui, en réalité, a été impossible à prouver. Là où dans son ouvrage la magistrate concédait quelques rares et discrets «selon les sources», l'agence de presse préférait des «selon Carla Del Ponte» transformant l'hypothétique en réalité.

En décidant dans son livre de Mémoires de mélanger les genres et de juxtaposer des crimes jugés, donc irréfutablement établis, et ces thèses non vérifiées émanant de témoins dont elle ignore tout, jusqu'à l'identité, Carla Del Ponte encourage la confusion entre la rumeur et les faits, et risque ainsi de prêter le flanc aux révisionnistes de tout poil. Son travail au sein du TPIY consistait justement à rechercher la vérité malgré les obstacles, et ainsi à combattre le déni et la manipulation. Aujourd'hui elle nous replonge dans les heures les plus sombres de la propagande.

*Florence Hartmann est aussi l'auteure de «Paix et châtiment» chez Flammarion 2007.

 

Ci-dessous une note rédigée par une de mes connaissances, David Desgouilles (un gaulliste), et publiée sur son blog le 14 avril 2008 :

 Le scandale de l'autre Carla  posté le vendredi 18 avril 2008 18:47

Blog de daviddesgouilles : Le Blog Politique de David Desgouilles, Le scandale de l'autre Carla

La diplomate suissesse Carla Del Ponte, ex-procureur du Tribunal Pénal International, vient de jeter un très lourd pavé dans la mare en publiant son livre consacré à son travail pendant huit ans à La Haye.

Elle accuse implicitement les dirigeants actuels (dont son premier ministre Hashim Thaçi) du Kosovo reconnu indépendant par la quasi totalité des démocraties occidentales d'avoir organisé un trafic d'organes sur des prisonniers serbes alors que les même démocraties venaient précisément les libérer du joug serbe. Bientôt dix ans après les faits, nous savons (enfin.... tous les gens sérieux, honnêtes et informés) savent que la propagande mise au point par les spins doctors de Bill Clinton et Tony Blair n'était que foutaises inventées pour mobiliser les opinions publiques derrière les bombardements de Belgrade. Nous savons notamment que ce ne sont pas 100 000 kosovars albanais qui ont été mis à mort par les milices serbes. On a retrouvé entre 2000 et 3000 morts dans les fameux charniers décrits à l'époque. Cela, la journaliste Elisabeth Lévy l'avait déjà révélé dans un article intitulé "l'insoutenable légèreté de l'information" dans la revue "Le Débat" moins d'un an après les faits. Cela lui avait valu d'être qualifiée de révisionniste par le journal "Le Monde". On sait aujourd'hui qu'elle n'était pas révisionniste mais qu'elle avait, elle, enquêté, au lieu de reprendre l'information pré-machée des spin doctors comme l'avait fait bêtement le grand journal (de référence !) du soir.

Carla Del Ponte n'est pas connue pour être particulièrement amie de la cause serbe. Alors, de deux choses l'une : Ou bien, Madame Del Ponte affabule. On serait alors en droit de se demander que vaut tout le travail qu'elle a effectué jusque là. Ou, plus certainement, elle dit la vérité. Et si c'est le cas, on est en droit de se poser deux questions. L'a t-on empêchée de mener ces investigations sur cet ignoble trafic d'organes ? La France sort-elle grandie d'avoir reconnu, qui plus est en violation du droit international, un Etat mafieux dirigé par des crapules mafieuses ?

 

 

 

Toutes les notes