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30.07.2008
L'Etat a décidé de clore l'"affaire" Tapie!
Le 29 JUILLET 2008 :
ADIDAS
L’Etat clôt l’affaire Tapie
L’Etat ne déposera pas de recours contre l’arbitrage controversé qui le condamne dans le dossier Adidas. C’est le point final de cette affaire. Tapie touchera près de 400 millions dont il restera entre 20 et 50 millions après paiement des créances.
IL N’Y A PLUS d’affaire Tapie. Toute possibilité de recours a été définitivement enterrée hier, le litige entre le Crédit lyonnais et Bernard Tapie au sujet de la revente d’Adidas en 1993 est donc clos. Les administrateurs du CDR (consortium de réalisation, l’organisme chargé de liquider les actifs douteux du Lyonnais) ont renoncé hier, par trois voix contre deux, à se pourvoir en cassation contre la sentence arbitrale du 11 juillet dernier.
Ultime négociation
Concrètement, après règlement de la question fiscale, la condamnation du CDR devrait, selon les calculs du ministère, s’établir à « un peu moins de 400 millions d’euros ». Une somme à laquelle il convient de retrancher les différentes dettes de Bernard Tapie. Au final, l’homme d’affaires devrait donc toucher, toujours selon les estimations de Bercy, « entre 20 et 50 millions d’euros ».
L’Etat a renoncé à porter une nouvelle fois l’affaire devant la cour de cassation, officiellement pour des raisons juridiques. « Le compromis arbitral négocié entre les deux parties précisait que la sentence n’était pas susceptible d’appel, détaille-t-on au ministère de l’Economie. Un seul motif de recours en annulation aurait pu être soulevé, mais, après vérification auprès de nombreux avocats et de professeurs de droit, il s’avérait qu’une telle possibilité n’existait pas. On s’est lancé dans la procédure d’arbitrage pour arrêter la mécanique, on n’allait pas faire un recours pour le plaisir ! »
La sentence a toutefois fait l’objet d’une ultime négociation. Pourtant guère en position de force, le ministère a obtenu de Bernard Tapie l’application sur ses indemnités d’une fiscalité favorable à l’Etat. « Sans cet accord, la facture finale aurait pu être encore plus lourde de 45 millions d’euros », se félicite un haut fonctionnaire. « On a joué sur la menace d’un nouveau recours », explique-t-on au ministère où l’on réfute toute pression de nature politique.
L’annonce d’hier a provoqué une nouvelle fois le courroux de François Bayrou. Le président du MoDem a accusé l’Etat de se faire « le complice » de « ceux qui n’ont cessé de jouer avec les règles élémentaires du droit ». Le porte-parole du PS, Julien Dray, a lui dénoncé « un arrangement opaque », tout en plaidant pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. « Quand on a décidé de recourir à l’arbitrage en 2007, personne n’a réagi », fait-on observer à Bercy où l’on défend le choix de cette procédure pour régler une affaire complexe qui avait déjà coûté au CDR 10 millions de frais d’avocats.
| Communiqué du 25 juin 2008 | ||||
| Bernard Tapie ou l'abaissement de l'Etat par François Bayrou | ||||
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