26.10.2008
La France dans le monde, par Jean Pierre Chevènement
· JeanPierre Chevènement,
· Sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre.
Le président de la République, dans son discours de Toulon, n'a pas sous-estimé la gravité de la crise. Mais il l'a réduite à la logique du capitalisme financier. Certes, il a eu raison de flétrir les excès de la titrisation qui a déresponsabilisé les banques, mais il n'a pas dit qui a encouragé cette "titrisation". Il a surtout fait l'impasse sur la dimension géopolitique de la crise.
Qui en effet a encouragé la fuite en avant dans l'endettement des ménages et des banques, et la dilution des risques dans une "titrisation" opaque ? Qui, sinon l'administration Bush et ce demi-dieu, Alan Greenspan, hier encensé, et jeté aujourd'hui à bas de son piédestal ? Il fallait bien sortir de la crise née de l'éclatement de la bulle technologique et financer la guerre d'Irak !
C'est cette fuite en avant qui a contaminé l'ensemble de l'économie mondiale. Mais le mal vient de plus loin encore : ce sont les Etats-Unis qui, depuis plus de trente ans, ont impulsé la globalisation financière et les dérégulations, flottement des monnaies, libéralisation absolue des mouvements de capitaux, cycle des privatisations, fin de toutes les protections à travers le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) devenu Organisation mondiale du commerce (OMC), mise en concurrence des territoires et des mains-d'œuvre avec son cortège de délocalisations. Il faut rappeler qu'ils furent suivis par l'Europe, qui fit du dogme libéral son credo, à travers l'acte unique, le traité de Maastricht et le projet de Constitution européenne repris par le traité de Lisbonne.
Les Etats-Unis, grâce à la globalisation et au privilège du dollar, ont pris l'habitude de vivre très au-dessus de leurs moyens : leur endettement total - tous agents confondus - atteint 316 % de leur PIB ! L'économie la plus riche du monde capte 80 % de l'épargne mondiale, signe sûr que le monde marche sur la tête ! Enfin, le déficit de leur balance commerciale dépasse 700 milliards de dollars (530,7 milliards d'euros), soit plus de 5 % de leur PIB.
Mais ce système est fragile car le sort du dollar est entre les mains du Japon, de la Chine et des pays du Golfe. La bonne tenue du dollar depuis l'accélération de la crise ne tient qu'à la puissance politique et militaire des Etats-Unis. Mais leur enlisement au Moyen-Orient montre que ceux-ci ont atteint ce que l'historien Paul Kennedy décrivait déjà en 1987 comme le point de "surextension impériale", celui au-delà duquel un empire ne peut plus soutenir sa domination et se trouve donc obligé de réviser à la baisse ses ambitions.
Certes, les Etats-Unis sont et resteront au XXIe siècle une très grande nation, mais ils devront composer avec "le reste du monde", avec les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Iran), mais aussi avec le retour de la Russie et même avec leurs alliés traditionnels : Europe et Japon, qui, dans un monde multipolaire, voudront compter parmi les "pôles".
Et voilà pourquoi la crise sera longue, à la mesure des profonds déséquilibres économiques et géopolitiques qui se sont creusés depuis que Francis Fukuyama, en 1992, au lendemain de la chute de l'URSS, avait imprudemment proclamé la fin de l'Histoire et le triomphe définitif du libéralisme. Il faudra du temps en effet pour que les ménages américains se remettent à épargner et revoient leur mode de vie et pour que les Etats-Unis rétablissent leurs comptes extérieurs et délaissent le rêve d'un empire universel dont ils n'ont plus les moyens.
Bien sûr, ils peuvent être tentés de maintenir leurs avantages en recourant à la guerre, avec l'Iran par exemple ou bien avec la Russie dans le Caucase, par Européens interposés, de préférence, ou bien encore - pourquoi pas ? - avec la Chine dans le détroit de Formose ou en Corée. Tel n'est pas, heureusement, l'état d'esprit d'un Barack Obama, même si certains de ses objectifs de politique extérieure (Iran, Afghanistan, extension de l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie) ne diffèrent pas fondamentalement de ceux de John McCain. Aucun des deux candidats ne semble avoir pris conscience de la situation économique réelle de l'Amérique.
Une récession économique assez longue se profile donc, faute d'une coordination des politiques économiques entre les principaux pôles de l'économie mondiale. Il faudrait en effet stimuler la demande dans les pays excédentaires (Allemagne, Japon, Chine) pour aider les Etats-Unis à rétablir leur équilibre commercial et à retrouver un taux d'épargne normal, autrement qu'à travers la récession. Nicolas Sarkozy a évoqué un nouveau Bretton Woods. L'expression est forte, mais nous sommes loin de pouvoir retrouver rapidement un système de parités ordonnées : il faut d'abord remédier aux déséquilibres fondamentaux de l'économie mondiale.
Pour que les grands pays européens puissent faire entendre leur voix dans la redistribution du pouvoir, à l'échelle mondiale, qui se profile, il serait temps de regarder les réalités en face. La crise a frappé de désuétude les principes qui ont gouverné la construction européenne : concurrence libre et non faussée sous la haute surveillance d'une Commission européenne omnipotente, prohibition des aides d'Etat, critères dépassés de plafonnement des déficits et de la dette publique, irresponsabilité de la Banque centrale européenne (BCE). On mesure ainsi à quel point le traité de Lisbonne correspondait peu aux nécessités d'une construction européenne réaliste.
En quelques jours, la réalité de l'Union européenne s'est révélée : c'est une union d'Etats et non pas une construction "communautaire" et encore moins fédérale. Ce sont les quatre plus grands Etats réunis d'urgence au sein d'un "G4" qui ont décidé, le 4 octobre, une simple coordination de mesures nationales, sous le régime de l'urgence, c'est-à-dire en dehors des règles posées par les traités, et cela sous l'impulsion d'Angela Merkel.
L'Eurogroupe à quinze, avec le concours de Gordon Brown, a assuré la mise en musique. Ainsi a éclaté la puissance du fait national : seuls les Etats en temps de crise ont en effet la légitimité démocratique pour imposer des plans d'urgence. La Commission européenne a été mise devant le fait accompli, et la BCE a été contrainte d'accepter dans l'urgence une baisse de ses taux d'intérêt que M. Trichet refusait encore quelques jours auparavant. Fallait-il que soufflât fort le vent venu d'Amérique !
Mais mieux vaut l'Europe des Etats que pas d'Europe du tout ! L'Allemagne ne veut pas d'un gouvernement économique de la zone euro. J'entends certains réclamer un "emprunt européen" que Jacques Delors évoquait déjà en 1994 au sommet d'Essen et que les traités actuels ne permettent toujours pas.
15:56 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal le monde, jean pierre chevènement, crise
07.10.2008
L'esprit de la V ème République selon Nicolas Dupont Aignan
Publié dans www.gaullisme.fr
le 06 octobre 2008 :
"L'esprit de la V ème République" :
La discrétion qui entoure le cinquantième anniversaire de la Vème République est étrange. Comme s’il ne fallait pas rappeler trop fort les grands mérites d’une constitution que l’œuvre du temps ou le retour du r
égime des partis auraient peu à peu rabotés…
Le double tour de force de la Vème République léguée par le général de Gaulle est d’avoir : réconcilié la France avec des institutions durables et consensuelles, après plus de 150 ans d’instabilité chronique, émaillés de révolutions ; réconcilié la République avec un exécutif fort et stable, notamment assis sur l’élection du président de la République au suffrage universel direct.
La grande force de la « Nouvelle République » mise en place en 1958, est ainsi d’avoir placé en son cœur la souverainet
é populaire, laquelle selon le Général « se confond très exactement avec la démocratie ».
Mais cet esprit des institutions - c’est leur point faible - implique une pratique exigeante du pouvoir. Pour Charles de Gaulle, la force et la primauté de la fonction présidentielle nécessitaient en retour que son titulaire se soumette lui-même au peuple souverain et qu’il s’élève au-dessus des partis pour être le président de tous les Français. C’est bien entendu pourquoi le Général a démissionné de son mandat après l’échec du référendum d’avril 1969.
Mais tous ses successeurs n’ont pas fait preuve des mêmes scrupules : de révisions constitutionnelles en abandons de compétences à Bruxelles, la Vème République incarne désormais de moins en moins le peuple souverain.
Au point que le Parlement a pu, dans un silence assourdissant, bafouer ouvertement le référendum du 29 mai 2005 en ratifiant un traité européen qui dépossède un peu plus les citoyens du pouvoir de décider de leur propre avenir.
La Vème République, pour retrouver la pleine adhésion des Français, doit s’attaquer aux dérives qui la minent :
en rétablissant la supériorité du référendum et sa pratique régulière, afin de confirmer l’adhésion des Français à l’action présidentielle ; en permettant le retour d’un vrai multipartisme, le système bipartisan excessivement renforcé par le quinquennat et les réformes électorales récentes ayant tendance à étouffer la démocratie ; en garantissant un réel pluralisme médiatique, la détention des grands médias par des groupes privés tributaires de la commande publique rendant celui-ci incertain ; en établissant un vrai contrôle parlementaire sur les directives de Bruxelles et en limitant la boulimie de compétences de l’Union européenne ; en rétablissant le septennat qui, à l’inverse du quinquennat, garantit une vraie respiration démocratique du régime en dissociant élection présidentielle et élections législatives.
La Vème République demeure l’une des meilleures inventions institutionnelles depuis 1789, mais une invention qu’il est urgent, en son cinquantième anniversaire, de remettre sur ses deux jambes si on ne veut pas la voir péricliter.
Nicolas DUPONT-AIGNAN,
Député de l’Essonne et
Président du parti gaulliste Debout la République
14:10 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas dupont aignan, gaullisme, v èùe république
04.10.2008
Jean Claude Marignale : le programme du Maître!
Bonjour,
je tiens à vous publier ci dessous une lettre du professeur de danse Jean Claude Marignale. Cette lettre contient des informations concernant ses projets multiples : stages de danse, cours, soirées (surtout!! auxquelles je serais assurément présente, comme d'habitude J.C!).
Sur ces mots, je laisse le maître s'exprimer ci dessous! Bonne lecture.
A bientôt, Anastasia.

Et oui ... nous voilà comme toujours, présents là où il faut et quand il faut.En ce début de saison, nous vous proposons un trimestre riche en rebondissements -- Je serai en stage de Modern jazz (niveau moyen) au Studio Harmonic à Paris au 5 passage des taillandiers (11ème) - métro Bastille ou Ledru Rollin - ce dimanche 5 octobre de 14h 30 à 17h30 .- Du 15 au 19 Octobre, je suis invité au Festival et stage international de jazz de Kielce en Pologne( cours de jazz, salsa-jazz, et jazz rock)- Du 8 au 11 Novembre , je suis également professeur invité à un stage de danse à Varsovie ( cours de jazz - latin jazz -jazz rock)-- Le dimanche 7 décembre , stage pluridisiplinaire à Nanterre ; mise en place du programme en cours .hip-hop- new style- salsa- house dance-jazz-rock- moder-jazz-jazz-danse creoles-danses africaines- ragga dance-hall avec les profs top du moment.- Le samedi 22 novembre : et oui, retrouvez nos fameuses soirées TOUT EN DANSE....Soirée "Cotton club" au Canal Opus à l'occasion du Festival " L ES ARENES DE LA DANSE "( artistes invités et shows musique et danses)- Et donc... A ne pas manquer ..notre Festival de Danse " LES ARENES DE LA DANSE " qui aura lieu du 26 au 30 Novembre à NanterreCi joint ,une ébauche de l'affiche , car la programmation est en cours de finalisation mais dejà du beau monde en perspective.Au programme :- Stage de danse pluridiciplinaire- Portes ouvertes : répétitions en public, débats sur le travail de création avec différentes cies , Questions - réponses.- Spectacles jeunes publics en matinée- Entre 3 ou 4 Spectacles en soirée... : Artistes Invités :Alliance Spirit DanceCieCie Dominique lesdemaCie vincent AnsartCie AzariaCie Thierry VergerCie Bruce TaylorCie Jean-Claude Marignale... et bien d 'autres encore...Pour le bonheur de vos yeux et votre amour de la Danse..ET POUR CLOTURER LE TOUT ..nous allons organisons le Réveillon Tout En Danse le 31 décembre.Diner- Spectacle...Sans oublier les cours de danse réguliers :- modern jazz au studio harmonicle jeudi de 14h 30 a 16 h niveau moyenle mardi à 20 h 30 niveau moyenle samedi à 16 heures niveau- intermédiaire.- jazz rock " (jeu de jambes-shines) tous niveauxle mardi de 16 heures à 17 h 30le samedi de 17 h 30 à 19 heures.J 'espère vous voir nombreuses et nombreux à partager tous ces moments de plaisir avec nous.Association Tout En Danse " Born to make you dance" (Une lecon de partage)Jean-Claude Marignale .Directeur Artistique.and myspace and more....Merci et à bientôt. .. et merci de faire passer l'infos....
02:31 Publié dans DANSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean claude marignale, stages, danse, opus café, soirées



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