05.06.2008

"Les socialistes, les altermondialistes et les autres" par Gaël BRUSTIER

 

 LE 05 JUIN 2008

Bonjour, ce petit mot pour témoigner un soutien à l'égard d'un ami qui a écrit un ouvrage qui s'avère très fouillé (et non pas fouilli) et qui paraîtra en septembre, mais vous pouvez comme, le précise Gaël (l'ami en question) ci dessous, le commander dès maintenant!! Bravo à toi Gaël pour ce travail!! Anastasia.

Petit mot de Gaël ci dessous :

 

Chers camarades,

 

« Les socialistes, les altermondialistes et les autres » (Editions Bruno Leprince) sortira en septembre prochain.

 

D’ores et déjà, vous pouvez le commander au prix de 12 euros (au lieu de 15 !). A cette fin, il vous est possible de télécharger le bon de commande sur www.socalter.org et de le renvoyer aux Editions Bruno Leprince.

 

Sur www.socalter.org, vous pourrez rapidement découvrir l’actualité relative au livre.

 

A très bientôt

 

Gaël BRUSTIER

27.04.2008

Je me suis perdue entre Mars et Vénus...

 LE 27 AVRIL 2007

Perdue quelque part entre Vénus et Mars… :


        A l'aide!! Mon légendaire sens de l'orientation me fait défaut et je me suis perdue quelque part entre Vénus et Mars... Pouvez vous m'indiquer le chemin?

Trève de plaisanterie, je viens de découvrir un blog sur lequel hommes et femmes discutaient des relations « hommes femmes », devenant désormais beaucoup trop compliquées. Toute relation est vouée à un échec, forcément prévisible !         Pourquoi cet échec constant dans les relations de couples de nos jours ? Bon, certains couples réussissent parfaitement à se construire et à durer, mais à quel prix ? Au prix de la dépersonnalisation ? Des sacrifices ? ou de simples concessions ? Attention à ne pas nous tromper dans tout cela et ne pas nous y perdre surtout !! Une concession est envisageable (un peu d’eau dans son vin ne fait jamais de mal…) mais un sacrifice, certainement pas ! Cette note qui ne devait à l'origine être qu'un simple commentaire du best seller "Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus", s'est alors élargie et vient à commenter ce phénomène de société, en réponse au livre toujours, qu'est la difficulté des relations entre les hommes et les femmes.

        En effet, interpellée  par la blogosphère féminine où nombre de femmes se plaignent précisément de leur incompréhension par rapport aux hommes, ce qu’ils pensent, ce qu’il se passe dans leur tête…j'ai décidé d'écrire cette note. Pendant ce temps, des hommes interpellés eux-mêmes par ce sujet, qui deviendrait, dirais je, presque un « fléau » (déjà pour que j’en arrive au pont d’écrire dessus !) interviennent aussi sur les blogs en question pour y donner leur avis. A leur tour, ils se plaignent de ne comprendre les femmes, de les qualifier de compliquées, qu’elles ne savent pas ce qu’elles veulent. J’en suis arrivée alors à la conclusion, que si chacun des sexes reproche à l’autre d’être compliqué et de ne pas comprendre ce que l’autre veut, c’est que certainement il y aurait un problème sérieux de communication entre nous. Pas étonnant après que le livre de John Gray « Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus » fasse un pareil tabac. Arrêtons le sketch deux secondes et parlons bien parlons franc ! Nous venons tous de la planète Terre que je sache, nous ne sommes pas des extraterrestres, hors nous apparaissons (hommes comme femmes) pour des OVNI dès que nous rencontrons quelqu’un. Alors cessons de nous jeter à corps perdu (sans vouloir faire de jeu de mots, car après tout chacun fait ce qu’il veut de son corps !) sur des théories basiques, selon lesquelles les femmes ne pensent pas comme un homme, et inversement. Cessons de penser que les femmes sont compliquées et hystériques (si on les mènent à bout ce n’est pas étonnant  qu’elles le deviennent ceci dit !) et que les hommes sont des êtres primitifs, pas sérieux qui ne veulent pas s’engager, mais aussi des lâches qui disparaissent dans la nature sans mot dire et j’en passe…

 

        Apprenons, et cela de manière générale, à communiquer, à dire ce que l’on réprouve et que l’on approuve et apprenons aussi à écouter et comprendre car pour communiquer il faut être deux au moins. On doit pouvoir tour à tour endosser les deux rôles, aussi bien celui de l’incompris qui cherche à manifester son mal être et de s’exprimer en des termes clairs dans ce cas là, mais aussi dans le rôle de celui qui est là pour rassurer et réconforter l’incompris.         Donc, oui, s’il y a quelque chose que je reproche actuellement aux hommes et aux femmes dans leur façon de gérer leurs rapports, ce serait ce manque évident de communication qui nous mènent droit au mur. Ce manque de communication n’existe pas seulement dans les rapports hommes femmes, mais aussi dans les relations familiales, amicales, professionnelles ou autres (loisirs …). Mais, les relations d’incompréhension qui existent entre les hommes et les femmes dépassent désormais l’entendement au point qu’on a, certes et hélas, l’impression de ne plus habiter la même planète, alors que si nous prenions le temps chacun d’entre nous de nous parler clairement et franchement, sans faux semblants, nous éviterions bien des quiproquos et malentendus, et certainement nous ne passerions pas à côté d’une jolie histoire pour cause d’amour propre, de dignité et de principes ridicules… Soyons honnêtes envers nous-mêmes en l’étant avant tout avec la personne que l’on a en face de soi. Mentir à l’autre c’est avant tout se mentir à soi même et cela ne mène jamais bien loin et ne permet pas de sortir grandi d’une relation, quelque soit sa consistance. Par exemple, sur ce même blog féminin, je lisais  (d’après nombre de femmes) que souvent, elles furent victime d’une rupture un peu trop hâtive après la fameuse phrase, désormais pitoyablement banale, qui est : « tu es trop bien pour moi, on arrête là ! ». J’avoue que je n’ai jamais compris cette phrase aussi bien quand j’ai eu à l’entendre moi-même par le passé, mais aussi quand je l’entends encore aujourd’hui autour de moi, et que je la lis sur les blogs féminins!! Cette phrase, débordante de lâcheté et dénuée d’arguments, n’est rien d’autre qu’une façon quelque peu élégante pour rompre avec quelqu’un… Mais "de quoi nous plaignons nous?" allez vous me dire, au moins là, il y a une phrase !!! Le problème est que souvent il n’y a pas un mot, silence radio…ZZZZ…         Après, on s’étonne qu’une femme agisse de façon « disproportionnée » (pardonnez du peu !) et démesurée par rapport à la situation. Ce que j’en pense c’est : qu’un homme qui ne désire pas s’engager peut tout simplement le dire clairement, et cela se fera sans heurts, ni pertes et fracas…A vous de voir messieurs !! Après, et pour l’avoir fait moi aussi, je reprocherais aux femmes de tout simplement ne pas être elles mêmes, pas naturelles. Allons, allons, on ne me la fait pas à moi : nous avons toutes voulu un jour ou un autre faire nos intéressantes (consciemment ou inconsciemment) et jouer à un rôle autre, qui ne nous ressemble pas. J’entends par là, jouer à « la femme fatale » froide et distante pour ne surtout pas lui montrer qu’on est intéressée. Et bien, on le montre tellement bien croyez moi (qu'on n'est pas intéressée), qu’il ne nous pense pas intéressée du coup et donc, il n'insistera pas davantage!! Parfois, il attend quand même d’avoir consommé avant de partir sans payer… Alors mesdemoiselles, mesdames, cela nous coûterait il si cher d’être sincères dans nos ressentis ? (Moins cher que de tomber sur quelqu'un qui part sans payer à coup sûr!). Arrêtons alors de jouer et vivons pleinement les choses même si, parfois, nous savons pertinemment qu’elles ne sont pas faites pour durer…         Vous allez me dire : « Et l’amour dans tout cela ? ». Je vous répondrais que c’est lié. Il ne peut y avoir de relation amoureuse, ni de relations tout court d’ailleurs, sans communication. L'amour n'est qu'un corollaire de la communication.  Dès lors, mesdames et mesdemoiselles, qu'un  homme ne fait pas l'effort de vous comprendre, de comprendre votre énervement (qui n'est que passager, enfin j'espère) vos angoisses, vos défauts, et qu'il ne souhaite pas dialoguer alors, il ne peut en aucun cas y avoir de l'amour...Du moins ça se résumera à de l'attirance physique et donc de l'amour physique et rien d'autre. Alors surtout que vous soyez homme ou femme ne restez pas avec un être qui ne vous comprend pas ou ne vous écoute pas ou vous complait dans une quelconque flatterie stupide (la flatterie stérile d’autrui n’est pas une marque d’intérêt réel envers votre personne, mais surtout une preuve de sa « naïveté »).

 

        Alors, recentrons nous déjà sur nous-mêmes, afin de mieux comprendre les autres et nos échecs et peut être que tout ira mieux. Nous prendrons conscience que finalement, contrairement à ce que disent les best seller et les magasines ou blogs féminins, nous venons tous d’une seule et même planète, du moment que l’on prend le temps de communiquer et de s’assurer que nous sommes sur la même longueur d’ondes. Alors ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte car VOUS êtes responsables de vos propres échecs, hommes comme femmes.

Gardez le sourire et communiquez !!

Par Anastasia KOMNIDIS.

Pour info je rappellerai que le fameux best seller « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus », qui soit dit en passant fait une ode à la communication entre les hommes et les femmes et les invitent à se comprendre et se parler, se joue actuellement au casino de Paris.

Représentant officiel de John Gray en France, Paul Dewandre nous livre une approche théâtrale du best-seller. Au programme, une véritable thérapie de couple. Ou comment apprendre à communiquer avec sa moitié lorsqu'on ne parle pas du tout le même langage d’après John Gray (et c’est précisément sur ce point que nous ne sommes pas d’accord car d’après moi nous parlons le même langage mais nous ne faisons aucun effort...). Pour ceux qui ont aimé le livre vous allez adorez la représentation théâtrale.

 

Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus
Mais avant la pièce de théâtre et mon commentaire sur ce best seller, il y a eu bien évidemment la fulgurante parution de celui ci : "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus". Même si je ne cautionne pas particulièrement le fil directeur de ce livre (que je trouve un peu trop caricatural), il n'empêche qu'il est agréable à lire. Aussi, j'invite ceux qui par hasard, parce qu'ils habiteraient peut être sur une autre planète, ne l'auraient pas encore lu, à le lire...(même si j'ai un peu taper dessus dans ma note).
A bientôt, Anastasia.
Ci dessous, un article (du site "doctissimo.com") d'un médecin qui donne son avis sur le best seller en question. Je ne suis pas d'accord avec l'article non plus, mais une présentation neutre par rapport à ce livre s'imposait :
 

Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus.

Sur Mars, les hommes s'enferment dans leurs cavernes quand ça va mal, et il vaut mieux le savoir… La métaphore de John Gray sur ces deux peuples venant de planètes différentes avec chacune ses coutumes et ses habitudes, permet d'assimiler que les hommes et les femmes évoluent selon des logiques différentes : pourquoi en est-il ainsi ? Est-ce inné ? Est-ce une affaire d'éducation ? Le livre ne le dit pas.

Mais les constats qu'il dresse sont criants de vérité et chaque couple peut se retrouver dans les petits travers qu'il décrit.

"Mais tu ne m'écoutes pas", dit la femme… Oui, les hommes n'écoutent pas toujours, surtout si on attend d'eux qu'ils écoutent. Quand ils écoutent, ils cherchent en même temps à donner des conseils, des solutions aux problèmes évoqués. Or la femme veut qu'on l'écoute mais ne cherche pas des conseils pour autant…

"J'ai pas envie d'en parler" dit l'homme… Quand un homme vit une période difficile, il se replie, retrouve ses forces et son assurance dans cette solitude, dans sa caverne.

Et puis les mots n'ont pas le même sens de la femme à l'homme. Il faut un dictionnaire, un interprète pour passer d'un langage à l'autre. Le livre propose un petit lexique.

Si les constats peuvent paraître parfois simplistes à première vue, ils sont, dans le fond, assez pertinents. Ainsi, ce livre est un pas vers une acceptation des différences entre hommes et femmes… et acceptation des différences de l'autre. Un livre qui peut aider à résoudre bien des crises de couples… ou du moins à mieux comprendre les moments de malaise, de retrait, de conflit…

Dr Agnès Mocquard

18.04.2008

Scandale dans les Balkans :

 LE 18 AVRIL 2008

Carla Del Ponte et les rumeurs de trafic d'organes au Kosovo

Florence Hartmann, ancienne porte-parole de la procureure du TPIY, s'étonne des risques qu'elle a pris en reparlant d'une enquête qui n'avait pas pu aboutir faute de la moindre preuve.

Florence Hartmann
Mercredi 16 avril 2008

Dans un livre paru début avril en Italie (et pour le moment seulement en italien), l'ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte, révèle avoir enquêté en 2003 sur des allégations de trafic d'organes prélevés sur des prisonniers aux mains de l'armée de libération (des Albanais) du Kosovo (UÇK). Alertés par une dépêche de l'AFP, les médias français s'emparent lundi 14 avril de l'affaire. Informée quelques jours plus tôt, la presse anglo-saxonne était restée prudente. En France, on assiste en quelques heures à une surenchère médiatique, encouragée par les détails livrés par la magistrate. Les noms des responsables présumés sont offerts en pâture à un auditoire, légitimement, sous le choc.

Les rumeurs de trafic d'organes accompagnent souvent les conflits. On les voit parfois surgir même en temps de paix, comme en Amérique latine où celles concernant des vols d'yeux d'enfants ont été démontrées comme fausses, ou encore en Chine où le prélèvement d'organes dans les prisons est présenté comme une réalité par certaines ONG. Quoi qu'il en soit, le maintien de la chaîne du froid et les conditions d'asepsie rendent extrêmement difficile la mise en œuvre réelle de telles pratiques. Ces rumeurs sont donc rarement avérées malgré la surenchère dans l'échelle de la barbarie dans les guerres actuelles.

Les Balkans nous avaient déjà livré leurs lots d'horreurs: des atrocités défiant souvent l'imagination, et pourtant le plus souvent confirmées. Alors pourquoi douter cette fois-ci? Pourquoi ne pas envisager le pire, qui plus est lorsqu'il est révélé par une femme qui s'est battue pendant huit ans au sein du TPIY pour faire émerger la vérité? Pourtant elle l'admet elle-même dans ses Mémoires: faute de preuves, l'enquête est restée au point mort.

Je travaillais aux côtés de Carla Del Ponte lorsque des éléments concordants lui ont été communiqués par des magistrats internationaux en poste au Kosovo, eux-mêmes alertés par des journalistes occidentaux fiables. Elle a usé de ses pouvoirs pour entreprendre des vérifications. Des enquêteurs, comme elle le raconte dans ses Mémoires, sont allés en Albanie dans la maison où quelque 300 prisonniers, hommes et femmes, dont des Serbes enlevés à l'été 1999 au Kosovo mais aussi des prostitués d'Europe orientale, auraient été dépouillés de leurs organes afin d'alimenter via l'aéroport de Tirana un réseau international basé en Turquie.

Carla Del Ponte reconnaît au fil des pages que cette mission n'a pas permis de confirmer les allégations dont elle disposait. Elle concède également que ses enquêteurs n'ont jamais eu accès aux sources des journalistes. Ces derniers avaient en effet refusé de révéler l'identité de leurs sources faute d'éléments probants appuyant leurs déclarations. Elle admet qu'elle n'avait pas le début d'une preuve pour poursuivre l'enquête. Mais pour convaincre, malgré tout, ses lecteurs de la crédibilité des témoignages, elle livre auparavant leur récit ainsi qu'une description minutieuse de la visite de ses enquêteurs dans le nord de l'Albanie. La maison jaune n'est certes plus jaune, mais des gazes et des seringues y sont retrouvées ainsi que des traces de sang. Bien qu'une simple analyse biologique permette de trancher, elle affirme étonnamment qu'il n'a pas été possible de déterminer s'il s'agissait de sang humain ou animal. En revanche, elle nous communique les dimensions précises d'une zone immaculée repérée sur le sol tout en laissant le lecteur imaginer de lui-même à quoi elle pourrait correspondre (une table, un lit à une place?).

S'il est du devoir d'un procureur de n'écarter aucune piste, est-il judicieux de révéler celles qui furent abandonnées du fait de l'absence de toute forme de preuve? La piste d'un trafic d'organes dirigé par les hauts responsables de l'armée indépendantiste kosovare ne s'est pas heurtée à des résistances, que de telles révélations, même tardives, viendraient salutairement dénoncer, elle a tout simplement fait chou blanc. En parler aujourd'hui alors que depuis près de cinq ans aucun nouvel élément pouvant accréditer cette thèse n'est apparu est irresponsable. Désigner implicitement les commanditaires d'un crime non avéré sous prétexte que certains leaders albanais du Kosovo ont été suspectés d'autres crimes est indigne. Hélas, une partie des médias, encouragée par la dépêche de l'AFP et l'autorité de l'ancienne procureure, est tombée dans le piège. Pourtant, même la presse et les dirigeants serbes qui se sont emparés, dès la fin mars, des révélations de Carla Del Ponte pour mieux dénoncer l'indépendance du Kosovo (proclamée le 17 février) ont émis des doutes en rappelant notamment la nécessité d'opérer dans un environnement parfaitement stérile, à proximité d'un aéroport plutôt que dans les montagnes du nord de l'Albanie.

Qu'importe: la gravité de la chose dénoncée et l'émotion que de telles révélations n'ont pas manqué de susciter ont facilité l'emballement médiatique. La dépêche de l'AFP reprise sur la Toile et la plupart des radios ouvrait la voie à toutes les dérives. Car elle présentait comme des faits avérés ce qui, en réalité, a été impossible à prouver. Là où dans son ouvrage la magistrate concédait quelques rares et discrets «selon les sources», l'agence de presse préférait des «selon Carla Del Ponte» transformant l'hypothétique en réalité.

En décidant dans son livre de Mémoires de mélanger les genres et de juxtaposer des crimes jugés, donc irréfutablement établis, et ces thèses non vérifiées émanant de témoins dont elle ignore tout, jusqu'à l'identité, Carla Del Ponte encourage la confusion entre la rumeur et les faits, et risque ainsi de prêter le flanc aux révisionnistes de tout poil. Son travail au sein du TPIY consistait justement à rechercher la vérité malgré les obstacles, et ainsi à combattre le déni et la manipulation. Aujourd'hui elle nous replonge dans les heures les plus sombres de la propagande.

*Florence Hartmann est aussi l'auteure de «Paix et châtiment» chez Flammarion 2007.

 

Ci-dessous une note rédigée par une de mes connaissances, David Desgouilles (un gaulliste), et publiée sur son blog le 14 avril 2008 :

 Le scandale de l'autre Carla  posté le vendredi 18 avril 2008 18:47

Blog de daviddesgouilles : Le Blog Politique de David Desgouilles, Le scandale de l'autre Carla

La diplomate suissesse Carla Del Ponte, ex-procureur du Tribunal Pénal International, vient de jeter un très lourd pavé dans la mare en publiant son livre consacré à son travail pendant huit ans à La Haye.

Elle accuse implicitement les dirigeants actuels (dont son premier ministre Hashim Thaçi) du Kosovo reconnu indépendant par la quasi totalité des démocraties occidentales d'avoir organisé un trafic d'organes sur des prisonniers serbes alors que les même démocraties venaient précisément les libérer du joug serbe. Bientôt dix ans après les faits, nous savons (enfin.... tous les gens sérieux, honnêtes et informés) savent que la propagande mise au point par les spins doctors de Bill Clinton et Tony Blair n'était que foutaises inventées pour mobiliser les opinions publiques derrière les bombardements de Belgrade. Nous savons notamment que ce ne sont pas 100 000 kosovars albanais qui ont été mis à mort par les milices serbes. On a retrouvé entre 2000 et 3000 morts dans les fameux charniers décrits à l'époque. Cela, la journaliste Elisabeth Lévy l'avait déjà révélé dans un article intitulé "l'insoutenable légèreté de l'information" dans la revue "Le Débat" moins d'un an après les faits. Cela lui avait valu d'être qualifiée de révisionniste par le journal "Le Monde". On sait aujourd'hui qu'elle n'était pas révisionniste mais qu'elle avait, elle, enquêté, au lieu de reprendre l'information pré-machée des spin doctors comme l'avait fait bêtement le grand journal (de référence !) du soir.

Carla Del Ponte n'est pas connue pour être particulièrement amie de la cause serbe. Alors, de deux choses l'une : Ou bien, Madame Del Ponte affabule. On serait alors en droit de se demander que vaut tout le travail qu'elle a effectué jusque là. Ou, plus certainement, elle dit la vérité. Et si c'est le cas, on est en droit de se poser deux questions. L'a t-on empêchée de mener ces investigations sur cet ignoble trafic d'organes ? La France sort-elle grandie d'avoir reconnu, qui plus est en violation du droit international, un Etat mafieux dirigé par des crapules mafieuses ?