18.03.2008
humeur du jour Anastasia et impressions post campagne électorale
LE 18 MARS 2008 :
Bonjour,

Je viens enfin vers vous après ces quelques jours de silence volontaire car j’attendais le fin du second tour des élections municipales. La liste à laquelle j’appartenais « Agir ensemble pour le XX eme » et dirigée par Raoul Delamare, fut éliminée dès le premier tour avec un score de 9,7% de voix, il nous manquait en fait 300 voix sur 194 000 votants pour accéder au second tour et être élus pour certains d’entre nous dans l’opposition municipale.
Ironie du sort, lors des élections législatives auxquelles je m’étais présentée en juin dernier, j’avais fait un score de 301 voix. Un score « ridicule » disaient certains membres de la campagne, tellement ridicule qu’il a fait sourire plus d’un des membres de l’équipe de Raoul Delamare durant cette campagne des municipales, mais me disais je à l’époque, « rira bien qui rira le dernier », et je pense que ces personnes qui ont pu rire de moi ne pas me considérer comme une femme politique à ma juste valeur, n’ont pas du rire beaucoup, le soir du 9 mars, mais la roue tourne comme on dit, et la chrétienne que je suis, me dit qu’il faut raison garder et que si nous n’avons pu accéder au second tour c’est que nous ne méritions pas d’y être, en effet, nous ne pouvons mépriser le vote des électeurs et leur cracher dessus.
Une chose est sûre en tous cas, c’est que Raoul Delamare, la tête de liste, méritait de devenir conseiller de Paris, depuis 25 ans qu’il se bat pour cela le pauvre !! Cela dit, les hommes politiques valables et de qualités que j’ai pu côtoyer m’ont toujours dit qu’ « une voix est une voix » et là, pour certains 301 voix ce n’était rien, et bien c’est à cause de ce petit rien que nous avons été éliminés.
Par ailleurs, et je l’ai toujours dit « haut et fort » donc ce n’est pas maintenant que je vais me taire, je suis contre toute forme de « discrimination positive » et tout « communautarisme » de base. Nombre de mes amis et collègues sont « blacks » ou « beurs » et je me refuse à croire que s’ils ont réussi dans leur vie professionnelle ce soit grâce à leur couleur de peau, grâce à ce phénomène condamnable, qui consiste à ce qu’on respecte un quota minimal de « blacks » et « beurs » dans tel ou tel milieu et qu’on saupoudre tout cela d’un peu de couleur pour « faire bien ». Le Président de la République a opté, certes, pour une politique de l’ "ouverture " terme que je réprouve car j’ose espérer que les gens qui nous gouvernent sont là du fait de leurs qualités et qualifications et non du fait de leur couleur ou pas. Par ailleurs, ces membres du gouvernement, sont assis sur des sièges « éjectables » , donc s’ils viennent à se désolidariser du gouvernement dans son ensemble, ils seront « remerciés » au nom du principe constitutionnel de la « solidarité gouvernementale » et du principe de collégialité ». Donc, le Président de la République a réfléchi sans doute aucun à ces conséquences très certainement, mais n’est pas Nicolas Sarkozy qui veut… A l’issue de ces élections municipales, les élus au Conseil de Paris et au conseil d’arrondissement allaient eux être élus pour six ans et confortablement assis dans un « fauteuil » de conseiller de Paris, dans le meilleur des cas, et non pas sur un siège éjectable ! Il s’agissait donc de ne pas se tromper en constituant la liste. Mais encore une fois n’est pas politique qui veut… Cette campagne m’a épuisée , comme nous tous, et physiquement et psychologiquement car pendant des mois et des mois il s'agissait de se battre contre des adversaires tenaces mais aussi contre son propre camp! Sans compter que les "hommes" de cette équipe de campagne me considéraient comme une « bonne cliente », me disait on, par rapport à la plaisanterie, mais je ne pense pas que la constitutionnaliste, la femme politique et la chroniqueuse radio que je suis, puisse donner lieu à la plaisanterie. Il est des moments où il est opportun de rire et d'autres où nous sommes là pour nous imposer, pour travailler et être si possible crédible, alors certaines plaisanteries ne sont pas toujours les bienvenues par moments...Quelques jours après la "Journeé des femmes", je m'aperçois qu'il n'est pas toujours facile pour une femme de s'imposer en politique. Dommage pour moi, pour eux, pour la liste et notre campagne… Pour ma part, si Raoul Delamare était quelqu’un de plus que valable, ceux qui le suivaient sur sa liste n’étaient pas à la hauteur de ses espérances, pas à la hauteur de cette campagne, bref, pas à la hauteur tout simplement !
Que d’erreurs de stratégies, lorsque j’ai vu, que notre liste pouvait hélas perdre, que je n’allais certainement pas être élue, et récompensée pour mon investissement dans cette campagne, alors j’ai osé (car il faut oser dans la vie) me proposer d’occuper la place numéro 2 et de vite rectifier le tir et faire une campagne comme je l’entends moi ; moi qui connais la politique, la sociologie politique et qui connais bien Paris pour y avoir militer de façon concrète durant 13 ans ! Certaines personnes très proches de Raoul Delamare sont même allées jusqu'à me dirent qu'elles ne désiraient pas telle ou telle personne à telle place sur la liste "pour cause d'attaques personnelles!". Nous faisons de la politique que je sache ou nous adonnons nous à des réglements de comptes personnels?
Cette campagne m’a coûté six mois de ma vie et pas des moindres. Six mois de fatigue physique sur le terrain, six mois d’abnégation et de sacrifices (notamment par rapport à ma thèse), six mois de pressions psychologiques, aujourd’hui je suis liquéfiée… Heureusement qu’Emmanuelle, la personne la plus positive de mon entourage et la plus rationnelle par la même occasion, est là pour m’épauler, me soutenir et me motiver sans me distraire et surtout en m’invitant à ne pas me disperser. Merci à toi Emmanuelle ! Aussi, je demanderais à mon entourage de respecter mon courage, mon stress, le fait que je sois dans l’urgence désormais, et de m’épargner ! Certains proches usent beaucoup de mon énergie en me racontant leur soucis, mais hélas je n'ai ni la force pour les écouter, ni les compétences pour les aider. Ces personnes là usent de mon temps à un moment où moi j’ai besoin, d’être propulsée et j’ai besoin de foncer et de surtout pas me disperser…Alors tout ce que je peux faire ce serait de demander à ces personnes de faire en sorte que j'évite de m'éparpiller et rester rattachée à mon objectif principal qu’est : ma soutenance de thèse. A ces proches, qui se plaignent tout le temps et attendent toujours tout des autres (argent, réussite…) et condamnent lâchement parents, proches et supérieurs hiérarchiques de contribuer à leur mal être, je leur demanderais « et vous qu’avez-vous fait pour vous-mêmes ? ». Lorsque l’on est un adulte responsable et que l’on est pas d’accord et qu’on accuse les autres, soit on quitte son travail ou on s'eloigne de ces gens négatifs pour ne plus entretenir de liens du tout ou du moins que des liens superficiels, ou alors on se donne soi même les moyens de réussir !!! Il est trop facile de regarder en arrière et de dire qu’à cause de telle trahison ou telle souffrance appartenant au passé (et cela est valable non pas seulement pour la politique) on ne peut réussir aujourd’hui. Il faut aller de l’avant et se donner les moyens de réussir penser à l’avenir et non au passé.
Donc, oui, comme j’en suis à mon humeur du jour, j’ai envie de demander à ces personnes qui n’ont pas de visés ni d’aspirations à réussir et à penser à leur avenir, de cesser de regarder derrière elles, de grandir et mûrir. Les intéressés se reconnaîtront, à bon entendeur ! Enfin, je ne remercie pas non plus Philippe, qui ne fait plus partie de mon entourage, de ne pas faire preuve, lui, d’ouverture d’esprit, de respect, et de m’avoir (consciemment ou inconsciemment) porté le coup de grâce, à une période décisive et donc difficile de ma vie. Aujourd’hui, je suis totalement vidée et liquéfiée après cette campagne électorale, mon travail de chargée de cours à l'Université devient fatiguant par moments mais, ma passion pour l’enseignement me permet de tenir encore et surtout je puise sur le peu de réserves qu’il me reste et grâce à l’aide d’Emmanuelle, pour poursuivre la rédaction de ma thèse qui devient très physique comme exercice. En effet, il faut être blindé et bourré d’une énergie sans limites pour avancer, comme il se doit, avec un rythme consistant.
J’ai la chance d’avoir nombre d’amis et d’être très appréciée de ceux-ci, malgré mes petits défauts qui font de moi « Anastasia », ma personnalité (ce sont "les grains de beauté" de mon caractère pour ainsi dire). Cependant, jamais au grand jamais je ne cherche à être négative et à pomper l’énergie des autres et à les tirer vers le bas. Certains proches négatifs, qui reprochent toujours aux autres leurs souffrances actuelles, qui se tournent toujours vers le passé, m’ont dit hier que je n’aurais pas du investir autant d’énergie, de temps et probablement d’argent dans la politique, mais je répondrais à ces personnes qui vraisemblablement ne comprennent rien, que malgré ces six mois de pressions, de « prises de têtes » et de manque de considération, je suis sortie « gagnante » de cette campagne d’une part,parce que j’ai vu de par les faits que j’avais raison (que ceux qui ont refusé de m’écouter et de me faire confiance ont eu tort ! (petite satisfaction personnelle , hé,hé !!) mais aussi et surtout je me sens aussi aujourd’hui (bien que fatiguée mais ce n’est que passager !) grandie, fortifiée et solide comme un roc !! Un vrai bulldozer et je défie qui que ce soit de vouloir m’embarquer dans un tourbillon négatif, dans lequel ils se complaisent. Alors je vais certainement finir sur une note banale, mais désormais je veux être épargnée, comprise encouragée et j’inviterais quiconque qui lirait cette note à FONCER ! Foncez, avancez, pensez, réfléchissez à votre avenir, comment le rendre meilleur, ne regardez plus derrière, voyez positif et les clés de votre avenir et votre réussite sont entre vos mains et vous seuls êtes responsables de ce qu’il vous arrive. « Aidez vous et le destin (ou Dieu pour les croyants) vous aidera ! » Agissez !
« Le monde appartiendra demain à ceux qui lui auront apporté la plus grande espérance » disait Teilhard de Chardin.
Cette petite humeur du jour est quelque chose n’inhabituel sur ce blog et surtout émanant de ma part mais néanmoins, s’est avéré nécessaire pour tourner la page de cet épisode politique et de passer aux prochains épisodes (toujours politiques), avec d'autres et avec un entourage personnel non pas "autre" mais qui décidera (à partir de maintenant) de devenir "autre", après prise de conscience. Dans ce cas, je dirais « Welcome to my life ». BONNE JOURNEE ! ANASTASIA KOMNIDIS.

15:00 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : campagne électorale, politique, humeur personnelle


