13.06.2008

EUROPE, communiqué de N. Dupont Aignan

Le 13 juin 2008



COMMUNIQUE DE PRESSE


David a fait tomber Goliath


Bravo et merci à l’Irlande d’avoir sauvé le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes ! La morale et la démocratie triomphent !

Le seul peuple consulté par référendum sur le Traité de Lisbonne a
massivement dit NON.

C’est un véritable vote par procuration pour les 495 millions
d’Européens privés de référendum.

C’est un profond désaveu pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui ont
voulu imposer la Constitution européenne malgré les référendums de 2005.

Les dirigeants européens n’ont plus le choix, ils doivent se rendre à la
raison : les peuples d’Europe rejettent une Union supranationale,
bureaucratique et inefficace.

Les Irlandais aujourd’hui, comme les Français et les Néerlandais en
2005, ne sont pas hostiles à l’Europe. Ils veulent tout simplement une
Europe qui les respecte et les protège. Une Europe des Nations et des
projets. Une Europe démocratique, indépendante, au service du progrès
social.

Les élections européennes de juin 2009 seront l’occasion historique,
notamment en France, de transformer ce magnifique essai irlandais en
envoyant au Parlement européen des Députés défendant cette autre vision
de l’Europe.


Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président de Debout la République

12.06.2008

Interview de Nicolas Dupont Aignan par le Parisien sur l'Europe

« Les Irlandais ne rejettent pas l’Europe, mais la manière totalitaire dont on l’a construite »

Le Parisien, mercredi 11 juin 2008

NICOLAS DUPONT-AIGNAN, député (ex-UMP) de l’Essonne, président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan était en Irlande le 29 mai pour faire campagne en faveur du non.

Propos recueillis par Béatrice Houchard

Le non peut-il l’emporter jeudi ?

Nicolas Dupont-Aignan. En rentrant d’Irlande, je me suis dit que le non pouvait l’emporter. J’ai vu là-bas ce que j’avais vécu en France en 2005 : un rouleau compresseur du oui et une protestation sourde et diffuse du peuple. Les grands partis sont favorables au oui, mais le peuple est pour le non.

Pour des raisons européennes ou liées à la politique intérieure ?

Je n’ai pas senti de raisons de politique intérieure. Les Irlandais ne veulent pas perdre leur liberté. Ils ne rejettent pas l’Europe, mais la manière totalitaire dont on l’a construite. Ils ne veulent pas de la bureaucratie de Bruxelles et craignent l’alignement sur l’Otan.

Sarkozy et Merkel parlent d’une initiative commune si le non l’emporte…

Ca va encore renforcer le non !

Que se passera-t-il si le non est majoritaire ?

Ce sera un petit choc bénéfique, qui forcera les dirigeants à refonder l’Europe sur des bases démocratiques, une Europe du mieux-disant social, indépendante vis-à-vis des Etats-Unis. Ce sera aussi une claque pour Sarkozy et Merkel. Ce sera surtout un grand bonheur démocratique pour que les peuples reprennent la main.

Et si on leur demande de revoter ?

C’est intenable. Ils ne pourront pas le faire, les peuples sont trop en colère. Mieux vaut un petit choc bénéfique en Irlande aujourd’hui qu’une révolution dans plusieurs pays d’Europe dans dix ans.