06.07.2008

Construction européenne Edito de Nicolas Dupont Aignan

 LE 5 JUILLET 2008
En vidéo
Présidence Française de l'Europe : Sarkozy invité à entendre les peuples ( voir la vidéo )

Nicolas Dupont-Aignan était l'invité de Christophe Barbier sur LCI le Vendredi 20 Juin 2008 sur le thème du non de L'Irlande au le traité de Lisbonne. ( voir la vidéo )

Débat entre Alain Lamassoure et Nicolas Dupont-Aignan au soir du refus Irlandais du Traité de Lisbonne. Soir 3 du Vendredi 13 juin 2008. ( voir la vidéo )
Sur le blog
de Nicolas Dupont-Aignan
Loi « Création et Internet » : La création d’une citoyenneté de seconde zone sur Internet. ( lire le billet )
 
Dignité ( lire le billet

Europe : les raisons de la colère (lire le billet)

Défense nationale… le passage d’une assurance tout risque à une assurance au tiers (lire le billet)

Imposture ! (lire le billet)

Edito
Par Nicolas Dupont-Aignan
Le vent tourne. Depuis des années je prêche dans le désert pour que l’on fasse enfin la différence entre l’actuelle construction européenne - supranationale - et la belle idée européenne, nécessaire et susceptible d’être mise en œuvre de plusieurs manières.
Enfin la réalité se fait jour et de plus en plus d’observateurs, jusque là silencieux, reconnaissent que l’intégration, en cours d’épuisement, ne saurait résumer à elle seule tous les possibles européens. On constate aujourd’hui qu’il est impossible - et même peu souhaitable - de décréter une Europe uniforme à 27 (et plus !) sacrifiant la démocratie. On admet chaque jour davantage que le sentiment national est le plus fort. C’est bien pourquoi je me bats avec DLR depuis toutes ces années pour que l’Europe s’appuie enfin sur ses nations, au lieu de les brimer, voire de les étouffer. Rendons autant de compétences que nécessaire aux Etats-nations démocratiques, favorisons au niveau européen des coopérations à la carte qui soient autant de multiplicateurs de puissance pour chaque pays participant !
Réhabilitons l’idée de nation, de ces peuples bien dans leur peau et disposés à coopérer entre eux librement, sans jamais perdre leur âme ni leur dignité.
C’est à cela que nous travaillerons lors des Universités de rentrée de Debout la République, avec de célèbres invités comme Emmanuel TODD, Jean-François KAHN, Jean-Luc GREAU,…
C’est au service de cet idéal que nous tiendrons notre Congrès fondateur le 23 novembre prochain à Paris.
D’ici là, bonnes vacances à tous !

13.06.2008

EUROPE, communiqué de N. Dupont Aignan

Le 13 juin 2008



COMMUNIQUE DE PRESSE


David a fait tomber Goliath


Bravo et merci à l’Irlande d’avoir sauvé le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes ! La morale et la démocratie triomphent !

Le seul peuple consulté par référendum sur le Traité de Lisbonne a
massivement dit NON.

C’est un véritable vote par procuration pour les 495 millions
d’Européens privés de référendum.

C’est un profond désaveu pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui ont
voulu imposer la Constitution européenne malgré les référendums de 2005.

Les dirigeants européens n’ont plus le choix, ils doivent se rendre à la
raison : les peuples d’Europe rejettent une Union supranationale,
bureaucratique et inefficace.

Les Irlandais aujourd’hui, comme les Français et les Néerlandais en
2005, ne sont pas hostiles à l’Europe. Ils veulent tout simplement une
Europe qui les respecte et les protège. Une Europe des Nations et des
projets. Une Europe démocratique, indépendante, au service du progrès
social.

Les élections européennes de juin 2009 seront l’occasion historique,
notamment en France, de transformer ce magnifique essai irlandais en
envoyant au Parlement européen des Députés défendant cette autre vision
de l’Europe.


Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président de Debout la République

12.06.2008

Interview de Nicolas Dupont Aignan par le Parisien sur l'Europe

« Les Irlandais ne rejettent pas l’Europe, mais la manière totalitaire dont on l’a construite »

Le Parisien, mercredi 11 juin 2008

NICOLAS DUPONT-AIGNAN, député (ex-UMP) de l’Essonne, président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan était en Irlande le 29 mai pour faire campagne en faveur du non.

Propos recueillis par Béatrice Houchard

Le non peut-il l’emporter jeudi ?

Nicolas Dupont-Aignan. En rentrant d’Irlande, je me suis dit que le non pouvait l’emporter. J’ai vu là-bas ce que j’avais vécu en France en 2005 : un rouleau compresseur du oui et une protestation sourde et diffuse du peuple. Les grands partis sont favorables au oui, mais le peuple est pour le non.

Pour des raisons européennes ou liées à la politique intérieure ?

Je n’ai pas senti de raisons de politique intérieure. Les Irlandais ne veulent pas perdre leur liberté. Ils ne rejettent pas l’Europe, mais la manière totalitaire dont on l’a construite. Ils ne veulent pas de la bureaucratie de Bruxelles et craignent l’alignement sur l’Otan.

Sarkozy et Merkel parlent d’une initiative commune si le non l’emporte…

Ca va encore renforcer le non !

Que se passera-t-il si le non est majoritaire ?

Ce sera un petit choc bénéfique, qui forcera les dirigeants à refonder l’Europe sur des bases démocratiques, une Europe du mieux-disant social, indépendante vis-à-vis des Etats-Unis. Ce sera aussi une claque pour Sarkozy et Merkel. Ce sera surtout un grand bonheur démocratique pour que les peuples reprennent la main.

Et si on leur demande de revoter ?

C’est intenable. Ils ne pourront pas le faire, les peuples sont trop en colère. Mieux vaut un petit choc bénéfique en Irlande aujourd’hui qu’une révolution dans plusieurs pays d’Europe dans dix ans.