04.06.2008
Petite envolée lyrique
LE 04 JUIN 2008 :
Voici ci dessous une petite envolée lyrique spontanée d'une de mes amies "GIGI" qui semble inspirée en ce moment par ses diverses lectures romanesques et par le spectacle du "festival tout en danse" du 31 mai dernier ...
L’envolée
Ta plume glisse,
Tourbillonne,
Danse et s’envole,
Majestueuse Ballerine
Au long cou de cygne
Reine du ballet
Au chausson nacré
Caressant le soyeux papier.
Elle s’avance gracieusement,
Sur la pointe des pieds,
Marquant chaque pas
De la palette noire de l’encrier,
Dans un rythme étudié,
Parfois fluide ou saccadé,
Légère comme l’air,
Tendre et Soyeuse
Comme le poil d’un chat
Fragile et Langoureuse
Dans le creux de tes doigts
Elle s’arrête, se pose et frémit
Elle est tour à tour fuyante, touchante,
Rieuse, soucieuse et rêveuse,
Elle irradie
Elle est toi.
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19.04.2008
Hommage à Aimé Césaire
LE 19 AVRIL 2008
Aimé Césaire, la figure la plus emblématique de la Martinique, est décédé le 17 avril 2008, à l’âge de 94 ans. L'écrivain et homme politique, fondateur du concept de «Négritude» était hospitalisé depuis le 9 avril.
Il naît le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique), où il passe une partie de son enfance. Elève brillant, Césaire poursuit ses études en classe d'hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris, 5e) où, il fait la connaissance de son grand ami Léopold Sédar Senghor. Loin du doudouisme de mise dans le milieu artistique des années 30, avec d’autres étudiants afro-antillais, dont le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, il fonde le journal «L'étudiant noir», où est abordé pour la première fois le concept de «Négritude».
Entre littérature et politique
«La négritude», notion forgée en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter le projet français d’assimilation culturelle et à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste.
Il sort de l’Ecole Normale Supérieure en 1938 et revient s’installer en Martinique, où il commence à enseigner. Son «Cahier d’un retour au pays natal», œuvre poétique sous forme de vers libres, est publié en 1947. André Breton lui rendra hommage dans son texte «Martinique charmeuse de serpents».
Parallèlement à la littérature, il s’illustre sur un terrain plus politique. Elu maire de Fort-de-France en 1945, il conservera son mandat jusqu’en 2001. Un engagement politique qui s’étend à toutes les fonctions, puisqu’il sera aussi successivement président du conseil régional de la Martinique, conseiller général de Fort-de-France et député de la Martinique. Il lutte aussi en s’engageant pour l'égalité des droits des ex-colonisés, pour le créole dans les médias publics locaux.
Influence les intellectuels des Caraïbes
Poète reconnu, il est joué en Avignon en 1989, à la Comédie française en 1991, ses textes les plus célèbres «Cahier d'un retour au pays natal» et «Discours sur le colonialisme» sont inscrits pour la première fois au programme du baccalauréat de français en 1998. Lors de la première commémoration officielle de l’abolition de l’esclavage le 10 mai 2006, des extraits du «Cahier d'un retour au pays natal» sont lus dans les Jardins du Sénat.
Figure tutélaire des Antilles françaises, Aimé Césaire aura influencé nombre d’intellectuels caraïbéens. Comme le déclare son ami l’écrivain haïtien René Deprestre ,«son oeuvre aura été le journal de bord de plusieurs générations d'Antillais et d'Africains».
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