05.06.2008
"Les socialistes, les altermondialistes et les autres" par Gaël BRUSTIER
LE 05 JUIN 2008
Bonjour, ce petit mot pour témoigner un soutien à l'égard d'un ami qui a écrit un ouvrage qui s'avère très fouillé (et non pas fouilli) et qui paraîtra en septembre, mais vous pouvez comme, le précise Gaël (l'ami en question) ci dessous, le commander dès maintenant!! Bravo à toi Gaël pour ce travail!! Anastasia.
Petit mot de Gaël ci dessous :
Chers camarades,
« Les socialistes, les altermondialistes et les autres » (Editions Bruno Leprince) sortira en septembre prochain.
D’ores et déjà, vous pouvez le commander au prix de 12 euros (au lieu de 15 !). A cette fin, il vous est possible de télécharger le bon de commande sur www.socalter.
Sur www.socalter.
A très bientôt
Gaël BRUSTIER

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24.04.2008
Le point sur la réforme constitutionnelle du Comité Balladur :
LE 24 AVRIL 2008
La réforme des institutions en Conseil des ministres
Le Conseil des ministres examine mercredi le projet de révision constitutionnelle, projet phare de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, avec, à la clef, l'accroissement des pouvoirs du Parlement et la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant les deux Assemblées. M. Sarkozy avait confié fin 2007 à une commission présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur le soin de réfléchir à la réforme des institutions. Plusieurs personnalités de gauche, dont l'ancien ministre Jack Lang, ont fait partie de cette commission dont nombre de propositions ont été retenues par le duo exécutif. François Fillon, chef du gouvernement, avait fait une communication sur ce sujet lors du Conseil des ministres du 19 mars. Principales dispositions avancées: le président pourra désormais venir s'exprimer devant le Parlement et son allocution pourra donner lieu, hors sa présence, à un débat non suivi d'un vote. Les mandats présidentiels sont limités à deux. Autre mesure clé: le renforcement du rôle du Parlement, avec, pour chaque Assemblée, la possibilité de maîtriser la moitié de son ordre du jour. Les parlementaires donneront également leur avis sur les nominations aux institutions les plus importantes ou des dirigeants d'entreprises publiques. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ne sera plus présidé par le président de la République mais par le premier président de la Cour de cassation, ou par le procureur général auprès de la Cour de Cassation. Les députés commenceront à débattre du projet le 20 mai, puis ce sera au tour des sénateurs en juin. Il ne pourra être définitivement adopté qu'après acceptation par les 3/5è du Congrès, qui se réunira en juillet, probablement le lundi 7. D'où l'incertitude qui pèse sur ce projet de loi. Le Parti socialiste notamment a réaffirmé jeudi que la réforme des institutions ne devait pas "se limiter à une réforme du travail parlementaire" et a exigé "un paquet global" incluant une réforme des modes de scrutin pour les élections sénatoriales et législatives (introduction d'une dose de proportionnelle). Nombre de socialistes refusent également que le président aille devant le Parlement. "L'abstention des socialistes nous suffirait" mais si "la réforme renforce le Parlement, le Parlement peut aussi renforcer la réforme" en émettant un vote positif, a affirmé mardi à l'AFP Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement. L'hostilité du PS à une intervention du président devant le Parlement a paru toutefois se fissurer ces derniers jours. L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a ainsi suggéré un compromis, selon lequel le chef de l'Etat pourrait parler aux Assemblées réunies en Congrès à Versailles. Une procédure complexe qui aurait sans doute pour effet de limiter le nombre de ces prises de parole. Le chef de file des socialistes au Sénat, Jean-Pierre Bel, a lui aussi indiqué qu'il pourrait accepter la réforme dans son ensemble, mais à condition que le collège électoral des sénateurs soit modifié. La réforme des modes de scrutin préoccupe aussi l'allié centriste de l'UMP, le Nouveau Centre. Son président Hervé Morin entend présenter un "amendement constitutionnel" pour obtenir l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, et ce même si les modes de scrutin ne relèvent pas de la constitution.
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22.04.2008
L'Europe telle que je la vois...
LE 22 AVRIL 2008
L’EUROPE SELON MOI :
Je suis, comme vous le savez, d’origine européenne (puisque j’ai des origines grecques) et suis « pour » l’Europe bien évidemment, mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix ! Aussi, je désapprouve le Traité de Lisbonne et je vais vous expliquer pourquoi en quelques lignes.
Le 4 février dernier fut voté en Congrès, à Versailles, le fameux Traité dit de « Lisbonne ». Ce traité pâle et sombre copie du « Projet à la Constitution européenne » proposé par référendum aux français en 2005, est finalement passé de « force » en ce 4 février 2008 par la voie parlementaire finalement. Je rappelle au passage que 55 % des français avaient refusé ce texte en bloc le 29 mai 2005 !!
Ce que l’on reprochait essentiellement au texte présenté en 2005, et par voie de conséquence à sa copie le traité de Lisbonne tenait essentiellement du domaine juridique.
Le principal argument est que juridiquement ce texte ne devait être qu’un texte interétatique et ne pas prétendre à autre chose, puisqu’il n’y a pas eu d’Assemblée constituante, pour qu’il puisse être présenté comme une Constitution, et il existe encore moins un peuple européen avec une nationalité européenne.
Selon l’article 1-6 du projet présenté en 2005, la Constitution « européenne » prime sur celle des Etats membres. Donc, ne resterait validé que la partie de la Constitution française qui ne serait pas en contradiction avec le Traité.
Par ailleurs, ce Traité de Lisbonne entend réduire au maximum le champ de la démocratie et des pouvoirs publics étatiques. Ce texte scelle, en effet, une orientation politique axée sur l’ultralibéralisme économique qui prime sur l’organisation des pouvoirs publics, chère aux Pères fondateurs de nos institutions.
Ce Traité est ensuite, encore plus inébranlable qu’une Constitution étatique car seuls les 27 Chefs d’Etat des pays faisant partie de l’Union européenne se prononcent le concernant, il n’y a par conséquent pas d’action du peuple souverain !
Aussi, les institutions européennes, telles qu’elles sont exposées dans ce texte, ne répondent pas aux critères de la démocratie ! Une démocratie c’est : un Parlement, un pouvoir exécutif et un système judiciaire indépendant. Or, en l’espèce, il n’en n’est rien, dans le contenu de ce Traité, tous les pouvoirs sont confondus et tous détenus par la Commission européenne, qui devient alors une sorte de « mini Gouvernement fédéral ».
Enfin, et ce serait, pour ma part, le point le plus important : le principe de subsidiarité, selon lequel l’Union européenne n’intervient que si un Etat membre est défaillant, est totalement bafoué. Ce la va même plus loin puisqu’il se produite l’effet inverse : les Etats membres n’exercent leur compétences que dans la mesure où l’union n’a pas exercé la sienne ou a décidé de ne pas l’exercer.
Les méfaits de l’actuel Traité de Lisbonne sont donc d’autant plus nombreux, puisqu’aux problèmes soulevés jadis, en 2005, refusés par la majorité des français et demeurés irrésolus, viennent s’ajouter d’autres brèches directement issues du Traités dit de « Lisbonne ».
Les français ont rejeté en bloc ce Projet en 2005 car ils craignaient pour la France mais aussi, et surtout (!) pour l’Europe. Ils craignaient notamment les délocalisations trop nombreuses en Chine, ils craignaient la directive de Bolkestein (qui venait préciser qu’un travailleur européen, originaire d’un autre pays pouvait par exemple venir travailler en France avec le même salaire –ou du moins à peine supérieur au salaire proposé par son pays d’origine, ce qui serait source grave de chômage-)…
On pourrait se poser alors une question : Pourquoi « Airbus » qui vend plus de 400 avions de ligne par an et ajoute chaque année des centaines d’appareils à ses commandes, délocalise actuellement sa propre production et celle de ses sous traitants ?
Concernant la diplomatie, il est également prévu qu’un service diplomatique européen vienne supplanter la diplomatie française.
Bref, ce projet de « Constitution bis » n’est qu’une supercherie et pire ( !) un danger pour la France, certes, mais aussi pour l’Europe !! D’après ce texte, serait mise en œuvre une Charte des Droits fondamentaux qui viendrait encourager les communautarismes et les minorités nationales, qu’en est il alors des principes énoncés par la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 alors ? Cette Charte, favorisant les communautarismes, ne peut être compatible avec la Déclaration des droits prônant l’égalité et l’universalité des citoyens !
Par ces communautarismes, la politique migratoire risque par ailleurs, d’être « communautarisée » aussi. J’entends par là, que la France risque d’accueillir des populations immigrées dont elle n’a pas besoin pour l’heure et se voir obligée d’en refuser d’autres qui pourraient être utiles à la France et surtout, rendre service, et pourquoi pas porter secours même, à des populations plus en difficultés et qui ont véritablement besoin de la main tendue de la France. Ce seront désormais les relations commerciales qui dicteront tout rapport entre les Etats. Dans ce cas, on ne peut que soutenir la taxe Tobin (chère au groupe alter mondialiste ATTAC, qui défendent des causes dont je me sens proches), taxe consistant à taxer les immenses flux financiers et commerciaux à travers de monde d’un pourcentage tout à fait infime (0, 5 %, je crois), et les sommes récoltées de ces taxes pourront contribuer à faire en sorte de venir en aide aux personnes les plus démunies dans leur pays, sans pour autant les déraciner et leur faire vivre l’enfer à l’étranger (passeurs, clandestinité, logements insalubres et j’en passe !).
En imposant au peuple français contre sa volonté explicite, un Traité qui ne fait qu’aggraver ces dérives, les dirigeants européens viennent mettre à mal l’Europe, une Europe telle que je l’entends c'est-à-dire « une Europe unie des Etats » et non pas une « Europe des Etats-Unis », bref, je suis contre toute forme de fédéralisme et pour une Europe des nations !
Ce traité de Lisbonne est un texte légal, certes, mais il est totalement illégitime, on pourrait presque le rapprocher du coup d’Etat « Bonapartien » de 1851 par rapport à la Constitution de 1848.
J’ajouterais ici qu’au moment où , au cours de ces derniers mois, il a été question des travaux du Comité Balladur concernant d’éventuelles réformes constitutionnelles, et que ce Comité a remis un rapport au Président de la République s’intitulant « Une V eme république plus démocratique », je trouve malvenu que l’on s’efforce par ailleurs, de bafouer tout caractère démocratique du fonctionnement actuel de nos institutions. Face à ces pratiques de République quasi bananière, l’intitulé de ce rapport fait office de provocation ou de grande farce.
Pour finir, je dirais deux mots sur le cas de la Turquie, où il y a eu « arnaque » là aussi, de la part de l’actuel Président : la Turquie est un Etat qui ne respecte absolument pas les droits de l’Homme, et encore moins l’égalité homme femme qui semble n’être qu’une pensée utopique, et se refuse de reconnaître le génocide arménien. Sa place est elle parmi nous dans l’Union européenne tant que ces problèmes ne seront pas résolus ?
Il ne faut donc pas se résigner, mais au contraire, les citoyens français doivent continuer à imposer leur Europe, continuer à y réfléchir car la prochaine véritable échéance aura lieu lors des élections européennes au printemps 2009 !! Les choses sont loin d’être terminé, elles ne font, au contraire que commencer avec ces élections à venir en 2009, qui constitueront la 1ere véritable étape démocratique pour le peuple français, puisq’il pourra véritablement et DIRECTEMENT s’exprimer et cette fois ci, sa voix ne passera pas (on l’espère du moins !!) à la trappe.
Par Anastasia Komnidis.
03:49 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, politique, traité de lisbonne
18.04.2008
Deux Soeurs pour un Roi
LE 18 AVRIL 2008
Deux sœurs pour un Roi :

Récemment je me suis rendue au cinéma accompagnée de mon acolyte habituel (qui se reconnaîtra !) voir le film « Deux sœurs pour un Roi » de Justin Chadwick, le réalisateur de « The Queen ». Un bien agréable moment de cinéma ! Ce film mêle à la fois histoire, passions (du pouvoir mais aussi amoureuse), stratégies politiques et étonnants décors. Le rôle des principaux acteurs est fabuleux Scarlett Johansson et Nathalie Portman incarnent les deux sœurs Boleyn et se disputent toutes deux les faveurs du Roi d’Angleterre Henri VIII incarné par Eric Bana (remarqué déjà dans le film « Munich »).
L’intrigue de ce film se déroule au XVI eme siècle, à la Cour du Roi d’Angleterre, où Mary (Scarlett Johansson) et Anne (Nathalie Portman) usent toutes deux de leurs plus grandes armes de séductions pour s’attirer les faveur du Roi. Celui-ci serait, en effet, à la recherche d’une maîtresse plus jeune et plus jolie que son épouse et surtout capable de donner naissance à un garçon pour sa succession. La reine n’est, en effet, plus en état d’enfanter. Après avoir recherché auprès de toutes les jeunes femmes appartenant aux familles aristocrates et bourgeoises de l’époque, c’est vers les sœurs Boleyn que se portera le choix du Roi. Un choix pas si aisé car il se retrouve face à un difficile dilemme entre les deux sœurs. Mary saura davantage le charmer néanmoins par son charme, sa beauté, sa candeur. Preuve supplémentaire, qu’en plus de rechercher une femme capable d’enfanter (image de la femme réduite ici à un simple « utérus »), il l’a préfère aussi docile. Seulement, Anne, fougueuse, maligne, intelligente et surtout avide de pouvoir, n’en restera pas là et tâchera par tous les moyens possibles et inimaginables de s’attirer les faveurs du Roi.
A une époque où la femme est réduite à peu de chose, perçue davantage comme un objet que les pères de famille tentent de « refourguer » au meilleur mari qu’il soit, moyennant certains avantages toujours pour le père, le personnage d’Anne Boleyn, vient casser cette image de femme soumise. Anne, va ici se comporter comme un homme, elle apparaît assoiffée de pouvoir, prête à tout, même au pire pour parvenir à ses fins, mais jusqu’où cette folle escalade du pouvoir la mènera t-elle ?
Ce film, bien que se déroulant au XVI eme siècle, demeure d’actualité pour, précisément, ce qui concerne la cupidité, que dégagent ces personnages, mais aussi pour les manœuvres politiques. En tant que femme politique que je suis, j’ai eu bien des fois l’occasion de rencontrer dans le milieu de la politique des femmes, telles que Anne, qui passionnées par le pouvoir, vont se mettre dans des situations extrêmes quitte à avilir leur personne. Mais, ces femmes, tout comme le personnage d’Anne Boleyn, ne ressentent aucune forme d’avilissement tant qu’elles obtiennent ce qu’elles veulent et qu’elles grignotent à chaque fois un morceau supplémentaire de ce bien appétissant gâteau appelé « pouvoir ». Anne Boleyn comprendra, mais trop tard, que finalement sa sœur Mary, avec son honnêteté et son manque de « folie des grandeurs » aura fait le meilleur choix ! A bon entendeurs, mesdames, mesdemoiselles, la politique est un monde cruel car précaire, que devenez vous le jour où vous ne faites plus partie de la Cour du « roi » ou que telle ou telle écurie, à laquelle vous appartenez peut être, est écartée du pouvoir? Aussi, un peu comme le personnage de Mary, je suis peut être quelque peu naïve, voire même candide et serais sans doute amenée à réussir moins bien que d’autres ou bien plus tard, mais le jour où je réussirais je pourrais me regarder en face et être réellement fière de moi et de mon succès, que je ne devrais à aucun homme !!
Un film sur les intrigues de couloirs de la Cour du Roi, telles que celles que l’on pourrait croiser aujourd’hui dans les couloirs des partis politiques… A voir absolument !
Par Anastasia KOMNIDIS.
21:23 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : film, pouvoir, politique
18.03.2008
humeur du jour Anastasia et impressions post campagne électorale
LE 18 MARS 2008 :
Bonjour,

Je viens enfin vers vous après ces quelques jours de silence volontaire car j’attendais le fin du second tour des élections municipales. La liste à laquelle j’appartenais « Agir ensemble pour le XX eme » et dirigée par Raoul Delamare, fut éliminée dès le premier tour avec un score de 9,7% de voix, il nous manquait en fait 300 voix sur 194 000 votants pour accéder au second tour et être élus pour certains d’entre nous dans l’opposition municipale.
Ironie du sort, lors des élections législatives auxquelles je m’étais présentée en juin dernier, j’avais fait un score de 301 voix. Un score « ridicule » disaient certains membres de la campagne, tellement ridicule qu’il a fait sourire plus d’un des membres de l’équipe de Raoul Delamare durant cette campagne des municipales, mais me disais je à l’époque, « rira bien qui rira le dernier », et je pense que ces personnes qui ont pu rire de moi ne pas me considérer comme une femme politique à ma juste valeur, n’ont pas du rire beaucoup, le soir du 9 mars, mais la roue tourne comme on dit, et la chrétienne que je suis, me dit qu’il faut raison garder et que si nous n’avons pu accéder au second tour c’est que nous ne méritions pas d’y être, en effet, nous ne pouvons mépriser le vote des électeurs et leur cracher dessus.
Une chose est sûre en tous cas, c’est que Raoul Delamare, la tête de liste, méritait de devenir conseiller de Paris, depuis 25 ans qu’il se bat pour cela le pauvre !! Cela dit, les hommes politiques valables et de qualités que j’ai pu côtoyer m’ont toujours dit qu’ « une voix est une voix » et là, pour certains 301 voix ce n’était rien, et bien c’est à cause de ce petit rien que nous avons été éliminés.
Par ailleurs, et je l’ai toujours dit « haut et fort » donc ce n’est pas maintenant que je vais me taire, je suis contre toute forme de « discrimination positive » et tout « communautarisme » de base. Nombre de mes amis et collègues sont « blacks » ou « beurs » et je me refuse à croire que s’ils ont réussi dans leur vie professionnelle ce soit grâce à leur couleur de peau, grâce à ce phénomène condamnable, qui consiste à ce qu’on respecte un quota minimal de « blacks » et « beurs » dans tel ou tel milieu et qu’on saupoudre tout cela d’un peu de couleur pour « faire bien ». Le Président de la République a opté, certes, pour une politique de l’ "ouverture " terme que je réprouve car j’ose espérer que les gens qui nous gouvernent sont là du fait de leurs qualités et qualifications et non du fait de leur couleur ou pas. Par ailleurs, ces membres du gouvernement, sont assis sur des sièges « éjectables » , donc s’ils viennent à se désolidariser du gouvernement dans son ensemble, ils seront « remerciés » au nom du principe constitutionnel de la « solidarité gouvernementale » et du principe de collégialité ». Donc, le Président de la République a réfléchi sans doute aucun à ces conséquences très certainement, mais n’est pas Nicolas Sarkozy qui veut… A l’issue de ces élections municipales, les élus au Conseil de Paris et au conseil d’arrondissement allaient eux être élus pour six ans et confortablement assis dans un « fauteuil » de conseiller de Paris, dans le meilleur des cas, et non pas sur un siège éjectable ! Il s’agissait donc de ne pas se tromper en constituant la liste. Mais encore une fois n’est pas politique qui veut… Cette campagne m’a épuisée , comme nous tous, et physiquement et psychologiquement car pendant des mois et des mois il s'agissait de se battre contre des adversaires tenaces mais aussi contre son propre camp! Sans compter que les "hommes" de cette équipe de campagne me considéraient comme une « bonne cliente », me disait on, par rapport à la plaisanterie, mais je ne pense pas que la constitutionnaliste, la femme politique et la chroniqueuse radio que je suis, puisse donner lieu à la plaisanterie. Il est des moments où il est opportun de rire et d'autres où nous sommes là pour nous imposer, pour travailler et être si possible crédible, alors certaines plaisanteries ne sont pas toujours les bienvenues par moments...Quelques jours après la "Journeé des femmes", je m'aperçois qu'il n'est pas toujours facile pour une femme de s'imposer en politique. Dommage pour moi, pour eux, pour la liste et notre campagne… Pour ma part, si Raoul Delamare était quelqu’un de plus que valable, ceux qui le suivaient sur sa liste n’étaient pas à la hauteur de ses espérances, pas à la hauteur de cette campagne, bref, pas à la hauteur tout simplement !
Que d’erreurs de stratégies, lorsque j’ai vu, que notre liste pouvait hélas perdre, que je n’allais certainement pas être élue, et récompensée pour mon investissement dans cette campagne, alors j’ai osé (car il faut oser dans la vie) me proposer d’occuper la place numéro 2 et de vite rectifier le tir et faire une campagne comme je l’entends moi ; moi qui connais la politique, la sociologie politique et qui connais bien Paris pour y avoir militer de façon concrète durant 13 ans ! Certaines personnes très proches de Raoul Delamare sont même allées jusqu'à me dirent qu'elles ne désiraient pas telle ou telle personne à telle place sur la liste "pour cause d'attaques personnelles!". Nous faisons de la politique que je sache ou nous adonnons nous à des réglements de comptes personnels?
Cette campagne m’a coûté six mois de ma vie et pas des moindres. Six mois de fatigue physique sur le terrain, six mois d’abnégation et de sacrifices (notamment par rapport à ma thèse), six mois de pressions psychologiques, aujourd’hui je suis liquéfiée… Heureusement qu’Emmanuelle, la personne la plus positive de mon entourage et la plus rationnelle par la même occasion, est là pour m’épauler, me soutenir et me motiver sans me distraire et surtout en m’invitant à ne pas me disperser. Merci à toi Emmanuelle ! Aussi, je demanderais à mon entourage de respecter mon courage, mon stress, le fait que je sois dans l’urgence désormais, et de m’épargner ! Certains proches usent beaucoup de mon énergie en me racontant leur soucis, mais hélas je n'ai ni la force pour les écouter, ni les compétences pour les aider. Ces personnes là usent de mon temps à un moment où moi j’ai besoin, d’être propulsée et j’ai besoin de foncer et de surtout pas me disperser…Alors tout ce que je peux faire ce serait de demander à ces personnes de faire en sorte que j'évite de m'éparpiller et rester rattachée à mon objectif principal qu’est : ma soutenance de thèse. A ces proches, qui se plaignent tout le temps et attendent toujours tout des autres (argent, réussite…) et condamnent lâchement parents, proches et supérieurs hiérarchiques de contribuer à leur mal être, je leur demanderais « et vous qu’avez-vous fait pour vous-mêmes ? ». Lorsque l’on est un adulte responsable et que l’on est pas d’accord et qu’on accuse les autres, soit on quitte son travail ou on s'eloigne de ces gens négatifs pour ne plus entretenir de liens du tout ou du moins que des liens superficiels, ou alors on se donne soi même les moyens de réussir !!! Il est trop facile de regarder en arrière et de dire qu’à cause de telle trahison ou telle souffrance appartenant au passé (et cela est valable non pas seulement pour la politique) on ne peut réussir aujourd’hui. Il faut aller de l’avant et se donner les moyens de réussir penser à l’avenir et non au passé.
Donc, oui, comme j’en suis à mon humeur du jour, j’ai envie de demander à ces personnes qui n’ont pas de visés ni d’aspirations à réussir et à penser à leur avenir, de cesser de regarder derrière elles, de grandir et mûrir. Les intéressés se reconnaîtront, à bon entendeur ! Enfin, je ne remercie pas non plus Philippe, qui ne fait plus partie de mon entourage, de ne pas faire preuve, lui, d’ouverture d’esprit, de respect, et de m’avoir (consciemment ou inconsciemment) porté le coup de grâce, à une période décisive et donc difficile de ma vie. Aujourd’hui, je suis totalement vidée et liquéfiée après cette campagne électorale, mon travail de chargée de cours à l'Université devient fatiguant par moments mais, ma passion pour l’enseignement me permet de tenir encore et surtout je puise sur le peu de réserves qu’il me reste et grâce à l’aide d’Emmanuelle, pour poursuivre la rédaction de ma thèse qui devient très physique comme exercice. En effet, il faut être blindé et bourré d’une énergie sans limites pour avancer, comme il se doit, avec un rythme consistant.
J’ai la chance d’avoir nombre d’amis et d’être très appréciée de ceux-ci, malgré mes petits défauts qui font de moi « Anastasia », ma personnalité (ce sont "les grains de beauté" de mon caractère pour ainsi dire). Cependant, jamais au grand jamais je ne cherche à être négative et à pomper l’énergie des autres et à les tirer vers le bas. Certains proches négatifs, qui reprochent toujours aux autres leurs souffrances actuelles, qui se tournent toujours vers le passé, m’ont dit hier que je n’aurais pas du investir autant d’énergie, de temps et probablement d’argent dans la politique, mais je répondrais à ces personnes qui vraisemblablement ne comprennent rien, que malgré ces six mois de pressions, de « prises de têtes » et de manque de considération, je suis sortie « gagnante » de cette campagne d’une part,parce que j’ai vu de par les faits que j’avais raison (que ceux qui ont refusé de m’écouter et de me faire confiance ont eu tort ! (petite satisfaction personnelle , hé,hé !!) mais aussi et surtout je me sens aussi aujourd’hui (bien que fatiguée mais ce n’est que passager !) grandie, fortifiée et solide comme un roc !! Un vrai bulldozer et je défie qui que ce soit de vouloir m’embarquer dans un tourbillon négatif, dans lequel ils se complaisent. Alors je vais certainement finir sur une note banale, mais désormais je veux être épargnée, comprise encouragée et j’inviterais quiconque qui lirait cette note à FONCER ! Foncez, avancez, pensez, réfléchissez à votre avenir, comment le rendre meilleur, ne regardez plus derrière, voyez positif et les clés de votre avenir et votre réussite sont entre vos mains et vous seuls êtes responsables de ce qu’il vous arrive. « Aidez vous et le destin (ou Dieu pour les croyants) vous aidera ! » Agissez !
« Le monde appartiendra demain à ceux qui lui auront apporté la plus grande espérance » disait Teilhard de Chardin.
Cette petite humeur du jour est quelque chose n’inhabituel sur ce blog et surtout émanant de ma part mais néanmoins, s’est avéré nécessaire pour tourner la page de cet épisode politique et de passer aux prochains épisodes (toujours politiques), avec d'autres et avec un entourage personnel non pas "autre" mais qui décidera (à partir de maintenant) de devenir "autre", après prise de conscience. Dans ce cas, je dirais « Welcome to my life ». BONNE JOURNEE ! ANASTASIA KOMNIDIS.

15:00 Publié dans POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : campagne électorale, politique, humeur personnelle



